En 2026, la BCE a relevé ses taux directeurs et le Livret A est revenu à son niveau de fin 2025. Face à l'inflation, découvrez comment diversifier son épargne entre SCPI, crowdfunding immobilier, private equity et produits structurés, chacun avec ses propres risques. (267 caractères)
En 2026, l'évolution des taux directeurs de la Banque centrale européenne et celle des taux de l'épargne réglementée n'ont pas suivi une trajectoire linéaire. Après une phase de stabilité, la BCE a relevé ses taux directeurs à deux reprises, en juin puis en septembre 2026, dans un contexte de reprise de l'inflation. Le Livret A, après une baisse temporaire au premier semestre, est revenu à son niveau de fin 2025. Pour un investisseur particulier, ce contexte mouvant invite surtout à s'interroger sur le rendement réel de son épargne, une fois l'inflation prise en compte, et sur la place de la diversification dans sa stratégie patrimoniale.
Que s'est-il passé sur les taux directeurs en 2026 ?
Après une année 2025 marquée par plusieurs baisses, les taux directeurs de la BCE sont restés stables jusqu'au printemps 2026, avant d'être relevés à deux reprises, en juin puis en septembre. Le taux de la facilité de dépôt est ainsi passé de 2,00 % à 2,50 % sur la période.
Cette évolution répond principalement à une remontée de l'inflation dans la zone euro, portée notamment par la hausse des prix de l'énergie. La BCE a indiqué agir pour éviter que ce choc ne s'installe durablement dans les prix et les salaires, tout en suivant une croissance économique jugée plus résistante qu'anticipé.
Pour l'épargnant, ce mouvement ne se traduit pas mécaniquement par une hausse équivalente des rendements de l'épargne sécurisée : le lien entre taux directeurs et rendement net réel dépend aussi de l'inflation, des délais d'ajustement des produits et de la fiscalité applicable.
Quelles conséquences pour l'épargne réglementée ?
Le taux du Livret A a été abaissé de 1,70 % à 1,50 % au 1er février 2026, avant de remonter à 1,70 % au 1er août 2026, revenant ainsi à son niveau de fin 2025. Sur l'ensemble de l'année, le taux nominal n'a donc pas connu de tendance baissière durable.
La question déterminante reste toutefois celle du rendement réel, c'est-à-dire une fois l'inflation déduite. Avec une inflation en zone euro ayant atteint 3,2 % en août 2026, largement supérieure à l'objectif de 2 % visé par la BCE, le pouvoir d'achat associé à l'épargne réglementée peut se trouver réduit, même lorsque le taux nominal se maintient.
Les fonds en euros de l'assurance-vie, qui reposent majoritairement sur des portefeuilles obligataires, suivent une dynamique différente et plus lente : leur rendement dépend du renouvellement progressif des obligations en portefeuille aux conditions de marché en vigueur, avec un décalage par rapport aux mouvements récents des taux directeurs.
Cette situation ne remet pas en cause l'utilité de ces supports pour la partie sécurisée d'un patrimoine, mais elle invite à s'interroger sur la diversification. De nombreux épargnants cherchent ainsi à répartir leur épargne entre plusieurs classes d'actifs, sans pour autant renoncer à la prudence.
Vers quelles solutions se tourner dans ce contexte ?
Face à cette érosion potentielle du rendement réel de l'épargne sécurisée, certains investisseurs choisissent d'explorer des classes d'actifs alternatives, en gardant à l'esprit qu'elles comportent des niveaux de risque différents, notamment en matière de liquidité et de perte en capital.
Le crowdfunding immobilier
Le crowdfunding immobilier permet de financer des opérations de promotion ou de marchand de biens, en contrepartie d'un rendement potentiel sur une durée généralement comprise entre 12 et 36 mois. Ce placement reste soumis à un risque de perte en capital et à un risque d'illiquidité, l'épargne étant immobilisée jusqu'au dénouement de l'opération.
Les particuliers souhaitant en savoir plus peuvent consulter les projets de crowdfunding immobilier proposés par Anaxago , chacun présentant ses propres caractéristiques de risque et de durée.
Les SCPI de rendement
Les SCPI, ou sociétés civiles de placement immobilier, permettent d'investir indirectement dans un patrimoine immobilier diversifié, géré par une société de gestion, en échange de parts donnant droit à une quote-part des loyers perçus. Leur rendement n'est ni garanti ni figé et dépend de la conjoncture immobilière ainsi que du taux d'occupation des actifs détenus.
Certains épargnants comparent les SCPI à d'autres supports pour arbitrer une partie de leur épargne. Vous pouvez consulter la sélection de SCPI proposée par Anaxago .
Le private equity et les club deals
Le capital investissement dans des entreprises non cotées, notamment via des club deals associant plusieurs investisseurs particuliers, constitue une autre piste de diversification. Ce type de placement vise à accompagner la croissance de startups ou de PME sur un horizon long, généralement supérieur à cinq ans, avec un risque de perte en capital significatif et une liquidité limitée avant la sortie du fonds ou de la société.
Les investisseurs intéressés peuvent découvrir le private equity avec Anaxago et les club deals VC proposés .
Les produits structurés
Les produits structurés combinent un mécanisme de protection conditionnelle du capital et un potentiel de rendement lié à l'évolution d'un sous-jacent, comme un indice boursier. Ils ne garantissent pas le capital en toutes circonstances, et leur fonctionnement, souvent basé sur des scénarios et des barrières, mérite d'être bien compris avant toute souscription. Leurs caractéristiques varient selon les émissions et les conditions de marché du moment.
Vous pouvez consulter les produits structurés présentés par Anaxago .
Tableau récapitulatif : caractéristiques des grandes familles de placements
| Type de placement | Niveau de risque | Horizon indicatif | Liquidité |
|---|---|---|---|
| Livret réglementé / fonds en euros | Faible | Court à moyen terme | Élevée |
| SCPI de rendement | Modéré à élevé | Long terme (8 ans et plus) | Faible |
| Crowdfunding immobilier | Élevé | 12 à 36 mois | Très faible pendant la durée du projet |
| Private equity / club deal | Élevé | Long terme (5 ans et plus) | Très faible |
| Produits structurés | Variable selon le produit | Moyen à long terme | Dépend des conditions de sortie anticipée |
Comment adapter sa stratégie dans ce contexte ?
Il n'existe pas de réponse unique face à l'évolution des taux et de l'inflation, chaque situation patrimoniale, chaque horizon de placement et chaque tolérance au risque étant différents. Certains épargnants choisissent de conserver une poche de sécurité tout en consacrant une partie de leur épargne à des classes d'actifs plus dynamiques. D'autres préfèrent observer l'évolution du marché avant d'ajuster leur allocation.
Dans tous les cas, la diversification reste un principe central de la gestion patrimoniale, sans qu'elle constitue une garantie contre les pertes.
Pour explorer l'ensemble des solutions disponibles et comparer les différents projets ouverts à la souscription à un instant donné : découvrir les opérations en cours chez Anaxago .
Foire aux questions
Les taux directeurs ont-ils baissé ou augmenté en 2026 ?
Après une période de stabilité, la BCE a relevé ses taux directeurs en juin puis en septembre 2026, dans un contexte de reprise de l'inflation liée notamment à l'énergie. Le taux de la facilité de dépôt est passé de 2,00 % à 2,50 % sur la période.
Une remontée des taux directeurs garantit-elle un meilleur rendement sur l'épargne réglementée ?
Non. Le lien entre taux directeurs et rendement de l'épargne réglementée n'est pas immédiat et dépend de règles de calcul propres à chaque produit. Le taux du Livret A, par exemple, a d'abord baissé avant de remonter en 2026 pour revenir à son niveau de fin 2025, sans que cela compense nécessairement une inflation restée supérieure à l'objectif de la BCE.
Faut-il abandonner les supports sécurisés dans ce contexte ?
Pas nécessairement. Les supports sécurisés conservent un rôle dans la gestion du risque global d'un patrimoine, même lorsque leur rendement réel est réduit par l'inflation. La question porte davantage sur l'équilibre entre sécurité et diversification.
Comment débuter une diversification vers des actifs non cotés ou immobiliers ?
Il est recommandé de s'informer sur le fonctionnement, les risques et l'horizon de chaque produit avant de se positionner, et de ne consacrer qu'une partie de son épargne, proportionnée à sa situation, à ce type de placements.
Avertissement sur les risques : les classes d'actifs mentionnées dans cet article comportent des niveaux de risque différents. Le crowdfunding immobilier et le private equity présentent un risque de perte partielle ou totale du capital, un risque d'illiquidité important et, pour le crowdfunding, un risque de retard ou de dépassement de budget des opérations financées. Les SCPI comportent un risque de perte en capital, des revenus non garantis, une valeur de part non garantie et une liquidité qui peut être limitée. Les produits structurés ne garantissent pas le capital en toutes circonstances et exposent à un risque de marché, de crédit sur l'émetteur et, le cas échéant, sur le garant, ainsi qu'à un risque de liquidité en cas de sortie anticipée. L'épargne réglementée et les fonds en euros présentent un risque plus limité mais leur rendement nominal ne protège pas nécessairement contre l'érosion du pouvoir d'achat liée à l'inflation. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Avant tout investissement, il convient de consulter la documentation réglementaire de chaque support et d'évaluer sa situation personnelle, son horizon et sa capacité de perte.