Anaxago Actualités Startups : 5 causes principales d'échec

Startups : 5 causes principales d'échec

Alors que 9 startups sur 10 peinent à survivre à l’horizon des 5 ans, beaucoup d’analystes et de Venture Capitalists se sont penchés sur les raisons qui amènent la majorité des startups à l’échec.

Alors que 9 startups sur 10 peinent à survivre à l’horizon des 5 ans, beaucoup d’analystes et de Venture Capitalists se sont penchés sur les raisons qui amènent la majorité des startups à l’échec.

Pour perdurer dans un environnement compétitif et innovant, les CEOs des startups qui survivent doivent pouvoir mener à bien la gestion du financement, la mise en place de stratégies concrètes et le management de leurs équipes. 

Malheureusement, l’aptitude des CEOs ne fait pas tout et des startups échouent alors que l’équipe était performante et les financements suffisants.

Pour éclaircir les raisons de l’échec de 9 startups sur 10, nous nous appuyons sur une enquête menée par CB Insights qui a recueilli les témoignages « post-mortem » de plus de 150 startups.

Avant de commencer notre analyse, rappelons que les startups peuvent échouer pour différentes raisons cumulées : on échoue rarement à cause d’un seul facteur ; mais bien à cause de l’accumulation de problèmes. 

Pour minimiser le risque, Anaxago possède d’ailleurs son propre processus de sélection que vous pouvez découvrir ici


L’ABSENCE DE MARCHÉ / BESOIN : 


Trop de startups sont créées sur une utopie. Le rêve de l’idée géniale et innovante est souvent rapidement rattrapé par un constat déconcertant de simplicité : 

Il n’y a pas de demande pour ce produit. 

L’absence de marché est souvent masqué par l’aveuglement des fondateurs qui croient dur comme fer qu’il existe une demande pour leur produit ou leur service. 

Dans beaucoup de situations, ce n’est malheureusement pas le cas : on se rappelle tous de l’histoire de Juicero qui après avoir levé plus de 120 millions de dollars auprès de fonds comme Google Ventures ; n’avait jamais réussi à vendre son presse-fruit connecté à 700$. 


LE MANQUE DE LIQUIDITÉS


Arriver à court d’argent est une problématique qui concerne et effraie la majorité des startups, y compris celles ayant levé des fonds.

En effet, manquer de liquidités n’est pas forcément une question d’arriver ou non à lever des fonds : une bonne gestion financière est un critère déterminant de la survie financière d’une startup.

Lorsqu’une startup échoue par manque de cash, on distingue 3 cas de figures étroitement liés : 

  • La startup a mal géré son cash et a dépensé ses réserves trop rapidement.
  • La startup n’a pas réussi à boucler un nouveau tour de table pour diverses raisons. 
  • La startup n’a jamais réussi à générer du profit. 

Quelles que soient les raisons qui amènent les startups à manquer de liquidités, il est impératif que l’équipe dirigeante possède une vraie stratégie de gestion du cash ; y compris dans l’appréhension des délais de paiement et des cashflows. 

Quand ce n’est pas le cas, la descente aux enfers peut être rapide : 

C’est le cas de la startup Save qui, un an après avoir levé 15 millions d’euros en 2015 a été placée en redressement judiciaire à l’été 2016; la faute à une stratégie d’expansion démesurée et mal calculée. 


L’ÉQUIPE DÉFAILLANTE


Echec startup: équipe défaillante

Fonder une startup n’est pas une mince affaire. 

Pour beaucoup de fondateurs, le passage du salariat à l’entrepreunariat impose un changement radical de style de vie souvent fantasmé : la réalité du quotidien est bien moins rose que celle des success-stories californiennes où les levées de fonds s’enchainent par dizaines de millions.  

Au sein même de l’équipe, le bateau peut parfois prendre l’eau rapidement : les divergences de vision, d’objectifs et la pression accumulée sur les épaules de l’équipe dirigeante amène de nombreuses startups à exploser en vol. Un bon indicateur pour juger de la viabilité d’une équipe dirigeante est la capacité à sortir un MVP (minimum viable product) en comptant uniquement sur leurs compétences.

En dehors des potentiels conflits, c’est parfois tout simplement le manque de compétence et de vision au sein de l’équipe qui empêche la startup de décoller : aveuglement, incapacité à pivoter et mauvaises décisions financières amènent de nombreuses startups vers la banqueroute.


BATTUES PAR LA CONCURRENCE


Bien qu’il s’agisse d’un cas plus rare, se faire dépasser (et éventuellement « tuer ») par la concurrence est la 4ème cause de l’échec des startups.

Ce qu’il faut bien comprendre pour ce point, c’est que « se faire battre par la concurrence » n’est pas une cause en soi mais bien l’accumulation d’autres facteurs qui mènent à l’échec : c’est un aboutissement, une conséquence d’autres facteurs. 

L’approche de la concurrence peut différer selon les startups : il s’agit parfois de géants de l’industrie qui commencent à proposer des services similaires ou à l’inverse : d’une multiplication de petits acteurs qui grignotent petit à petit vos parts de marché.  

L’avantage concurrentiel peut également être perdu suite à l’apparition d’une nouvelle technologie plus performante ou même après l’arrivée d’un nouvel entrant qui dispose d’une offre plus compétitive. 

C’est le cas de la startup Wesabe (outil de gestion des dépenses personnelles en ligne, 5 millions de dollars levés) qui doit son échec à l’apparition d’un concurrent qui proposait un meilleur design et une meilleure expérience utilisateur : “Mint”, startup qui fut racheté par Intuit pour 170 millions de dollars. 


MAUVAIS PRODUIT / BUSINESS MODEL INTROUVABLE


Trouver un produit (ou service) qui répond à une demande réelle et lui faire correspondre un prix cohérent qui générera de la croissance est peut-être un des aspects les plus difficiles de tout lancement de startups. 

Beaucoup de startups échouent car l’équipe ne parvient pas à trouver un équilibre entre le produit qu’elle veut vendre et la politique de prix qu’elle souhaite appliquer. 

Ce « mismatch » amène des startups à créer des produits décevants qu’elles n’arrivent pas à monétiser correctement : c’est le cas de nombreuses applications mobiles dont le business model repose seulement sur l’affichage de publicités. 

En parlant de business model, monétiser son idée est parfois l’épreuve la plus difficile à surmonter : de nombreux concepts et startups récents ont été bâtis sur un concept de gratuité ou semi-gratuité dont la viabilité financière est fortement critiquable : un risque en plus qui vient souvent s’ajouter aux habituelles problématiques d’acquisition clients. 

En 2016, la startup Dinner Lab en a d’ailleurs fait les frais : l’entreprise proposait à ses clients d’organiser chez eux des soirées et évènements avec la présence de chefs cuisiniers. Elle n’a cependant pas su trouver un business model rentable face aux challenges de logistique et de ressources humaines que leur offre imposait. 

Rassurons-nous, toutes les startups n’échouent pas.

D’ailleurs, Anaxago permet aux investisseurs d’accéder à des projets prometteurs sélectionnés pour la qualité de leur équipe et la viabilité de leur business model. (< 3% des dossiers présentés sont selectionnés)