Avec 6,2 milliards d’euros de collecte nette en janvier 2026, l’assurance-vie connaît un début d’année historique. Hausse des rendements des fonds euros, dynamisme des unités de compte et avantages fiscaux : analyse des tendances et des stratégies pour optimiser ce placement.
6,2 milliards d'euros. C'est le montant de la collecte nette de l'assurance-vie en janvier 2026. Un record depuis plus de 15 ans. Le placement préféré des Français n'a jamais aussi bien porté son nom. Mais derrière ces chiffres spectaculaires, que se passe-t-il réellement ? Et surtout, comment en tirer parti intelligemment ? Décryptage.
Janvier 2026 : un démarrage historique pour l'assurance-vie
Les chiffres sont tombés et ils sont impressionnants. Selon France Assureurs, les cotisations d'assurance-vie ont atteint 19,2 milliards d'euros en janvier 2026. La collecte nette, c'est-à-dire la différence entre les versements et les retraits s'élève à 6,2 milliards d'euros, en hausse de 1,8 milliard par rapport à janvier 2025.
Il s'agit du meilleur mois de janvier depuis 2010. Et ce n'est pas un hasard. Plusieurs facteurs convergent pour expliquer ce retour en force. D'abord, les taux des fonds euros ont progressé. Après des années de rendements modestes autour de 1 à 1,5 %, les meilleurs fonds euros affichent désormais des taux supérieurs à 3 %, voire 3,5 % pour les plus performants. C'est davantage que le taux du Livret A, abaissé à 2,4 % en février 2026.
Le grand retour des fonds euros
C'est peut-être la surprise de ce début d'année. Les fonds euros, longtemps délaissés au profit des unités de compte, retrouvent les faveurs des épargnants. Selon les chiffres relayés par Challenges, la collecte nette des fonds euros a été positive de 8,1 milliards d'euros en 2025, après cinq années de décollecte.
Pourquoi ce retournement ? Parce que les assureurs ont enfin pu répercuter la hausse des taux obligataires dans leurs rendements. Les obligations d'État françaises à 10 ans évoluent autour de 3 %, ce qui permet aux fonds euros de reconstituer leurs réserves et d'offrir des rendements plus attractifs.
Mais tous les fonds euros ne se valent pas. L'écart entre les meilleurs et les moins performants peut dépasser 1,5 point de pourcentage. Sur la durée, cette différence est considérable. Challenges a publié cette semaine son Top 10 des meilleurs fonds euros, et le constat est clair : les contrats les plus performants sont ceux qui combinent un fonds euros solide avec un accès à des unités de compte diversifiées.
Unités de compte : le moteur de la performance à long terme
Si les fonds euros retrouvent des couleurs, ce sont les unités de compte (UC) qui tirent la collecte vers le haut. Sur les 6,2 milliards d'euros de collecte nette de janvier 2026, 5,8 milliards ont été orientés vers les UC. C'est massif.
Et cette dynamique est cohérente. Dans un environnement où les marchés actions restent bien orientés malgré la volatilité, les UC offrent un potentiel de rendement supérieur à celui des fonds euros. Les épargnants l'ont compris : l'assurance-vie n'est plus seulement un placement prudent. C'est un véritable outil de gestion patrimoniale, capable d'intégrer des classes d'actifs variées : actions, obligations, immobilier (via des SCI ou des SCPI), et même du private equity via les nouveaux supports ELTIF.
Profession CGP évoque même un « nouvel âge d'or » pour l'assurance-vie. La formule est sans doute ambitieuse, mais la tendance est claire : l'assurance-vie redevient le couteau suisse de l'épargne française.
L'avantage fiscal après 8 ans : un rappel utile
Il convient de le rappeler : l'assurance-vie bénéficie d'un cadre fiscal très avantageux après 8 ans de détention. Les gains retirés bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule (9 200 euros pour un couple). Au-delà, les gains sont imposés au prélèvement forfaitaire unique de 24,7 % (7,5 % d'impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux), bien en dessous du taux marginal d'imposition de nombreux épargnants.
En matière de transmission, l'assurance-vie reste particulièrement efficace. Les capitaux transmis avant 70 ans bénéficient d'un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire, hors succession. Il s'agit d'un outil de transmission patrimoniale de premier plan en droit français.
La loi de finances 2026 n'a pas modifié ces avantages. C'est un point positif : la stabilité fiscale permet de planifier sereinement sur le long terme.
Comment Anaxago peut optimiser une assurance-vie
Anaxago propose des contrats d'assurance-vie donnant accès à une gamme élargie de supports d'investissement. Au-delà des fonds euros classiques et des UC traditionnelles, ces contrats intègrent des supports en private equity, en immobilier (Club Deals, SCPI) et en produits structurés.
L'objectif consiste à construire une allocation sur mesure, adaptée au profil de risque, à l'horizon de placement et aux objectifs patrimoniaux de chaque investisseur. Qu'il s'agisse de sécuriser une partie de l'épargne sur un fonds euros performant tout en recherchant le potentiel de croissance du private equity, un accompagnement personnalisé permet de structurer une stratégie cohérente.
Avec la hausse des rendements des fonds euros et la diversification offerte par les unités de compte, l'assurance-vie redevient un pilier incontournable de toute stratégie patrimoniale. Le contexte actuel invite à s'y intéresser avec attention.
Pour découvrir les solutions proposées, rendez-vous sur Anaxago.com.