Le Private Equity se démocratise en 2026 grâce aux fonds evergreen et à de nouvelles solutions accessibles aux investisseurs particuliers. Découvrez pourquoi le non-coté s’impose comme un levier de diversification et de performance dans une stratégie patrimoniale.
Tout investissement en private equity présente un risque de perte partielle ou totale du capital et un risque d’illiquidité. Les performances, la valorisation des titres et les délais de sortie ne sont pas garantis. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Fonds evergreen en 2026 : comment les particuliers accèdent-ils au private equity ?
En 2026, l’accès des investisseurs particuliers au private equity poursuit sa progression. Longtemps réservé principalement aux investisseurs institutionnels et aux patrimoines les plus importants, le non-coté devient progressivement accessible à travers de nouveaux véhicules, de nouvelles enveloppes et des modalités de souscription plus diversifiées.
Cette évolution s’accompagne d’un intérêt croissant pour les fonds dits « evergreen », qui occupent désormais une place importante dans les solutions proposées aux investisseurs privés. Leur fonctionnement diffère de celui des fonds traditionnels fermés, notamment par l’absence de date de liquidation prédéterminée et par la possibilité, selon les véhicules, d’organiser des fenêtres de souscription ou de rachat.
Cette souplesse relative ne doit toutefois pas être confondue avec une liquidité garantie. Le private equity reste une classe d’actifs de long terme, exposée à un risque de perte en capital, à des valorisations moins fréquentes et à des conditions de sortie parfois incertaines.
Le private equity devient progressivement plus accessible
Les dernières données disponibles confirment cette évolution. En 2025, les fonds accessibles aux investisseurs non professionnels ont continué de collecter des capitaux significatifs, tandis que les encours dédiés à cette clientèle ont progressé.
France Invest indique que 3,1 milliards d’euros ont été levés auprès des particuliers en 2025, soit une progression de 8 % sur un an. Les encours des fonds accessibles aux investisseurs non professionnels ont atteint 14,5 milliards d’euros à fin 2025.
Les souscriptions réalisées via l’assurance-vie ont également progressé, atteignant 2,6 milliards d’euros en 2025, soit une hausse de 25 % sur un an. Cette évolution illustre l’intégration croissante du non-coté dans les solutions patrimoniales de long terme.
Le développement de ces supports ne signifie toutefois pas que le private equity devient un placement grand public comparable à un produit liquide ou garanti. Les conditions d’accès, les montants minimaux, les frais et la durée d’investissement varient fortement selon les véhicules.
Qu’est-ce qu’un fonds evergreen ?
Un fonds evergreen est un véhicule d’investissement qui n’a généralement pas de date de liquidation prédéfinie. Contrairement à un fonds fermé traditionnel, qui lève des capitaux pendant une période donnée puis investit avant d’organiser progressivement les sorties, un fonds evergreen peut continuer à collecter et à investir dans le temps.
Selon son fonctionnement, il peut proposer des fenêtres de souscription régulières et parfois des mécanismes de rachat périodiques. Cette structure permet de renouveler progressivement le portefeuille et de réinvestir une partie des capitaux issus des cessions.
L’essor de ces véhicules est désormais significatif. Les fonds evergreen représentent environ 72 % des encours des véhicules accessibles aux particuliers étudiés par France Invest, alors qu’ils ne représentent qu’une part minoritaire du nombre total de fonds.
Cette évolution montre que leur poids économique est devenu important dans la démocratisation du non-coté.
Evergreen ne signifie pas liquidité garantie
La principale différence avec un fonds fermé réside dans la possibilité d’organiser plus régulièrement les souscriptions et, dans certains cas, les rachats.
Il serait toutefois incorrect de présenter cette caractéristique comme une garantie de liquidité. Les demandes de rachat peuvent être soumises à des plafonds, à des périodes de préavis ou à des mécanismes de suspension prévus dans la documentation du fonds.
Lorsque le portefeuille est constitué d’actifs non cotés, le gestionnaire doit en outre disposer de ressources suffisantes pour honorer les demandes de sortie. Une augmentation importante des rachats peut donc conduire à leur report ou à leur limitation.
Un fonds evergreen reste ainsi un investissement de long terme. La possibilité de demander un rachat à certaines échéances ne garantit ni son exécution immédiate ni le prix auquel il sera réalisé.
Pourquoi ces fonds intéressent-ils davantage les investisseurs privés ?
Les fonds evergreen peuvent répondre à plusieurs limites traditionnellement associées au private equity. Dans un fonds fermé classique, l’investisseur s’engage généralement pour une durée longue et les distributions dépendent du calendrier de cession des entreprises détenues.
Le fonctionnement evergreen peut offrir davantage de continuité dans l’investissement. Le portefeuille est construit progressivement, les capitaux peuvent être réinvestis et l’investisseur n’est pas nécessairement dépendant d’un millésime unique.
Cette structure peut également permettre une diversification plus rapide lorsque le fonds détient déjà plusieurs actifs au moment de la souscription.
Ces caractéristiques peuvent améliorer la lisibilité du placement, mais elles ne garantissent ni la performance, ni la liquidité, ni la récupération du capital.
Assurance-vie et private equity : un accès qui progresse
L’assurance-vie joue un rôle croissant dans l’accès des particuliers au non-coté. Certains contrats multisupports permettent désormais de référencer des fonds de private equity au sein des unités de compte proposées.
Les souscriptions réalisées par l’intermédiaire de l’assurance-vie ont atteint 2,6 milliards d’euros en 2025 selon France Invest, confirmant l’intérêt de cette enveloppe pour l’intégration du non-coté dans une allocation patrimoniale.
Le fait qu’un fonds soit accessible via une assurance-vie ne supprime toutefois pas ses risques propres. Les unités de compte ne bénéficient pas de la garantie du capital du fonds euros et leur valeur peut évoluer à la hausse comme à la baisse.
Les modalités de liquidité peuvent également dépendre du support sous-jacent et des conditions prévues par le contrat d’assurance-vie.
Fonds fermé, evergreen ou investissement direct : quelles différences ?
L’accès au private equity peut prendre plusieurs formes. Ces solutions ne répondent pas aux mêmes objectifs et ne présentent pas les mêmes contraintes.
Un fonds fermé investit généralement sur une durée déterminée et restitue progressivement les capitaux au fur et à mesure des cessions. L’horizon peut être long et la liquidité est généralement très limitée pendant la vie du véhicule.
Un fonds evergreen permet au contraire de maintenir un portefeuille dans le temps et peut proposer des mécanismes de souscription ou de rachat plus réguliers. Ceux-ci restent toutefois encadrés.
L’investissement direct permet enfin de financer une entreprise précisément identifiée. Il offre une visibilité importante sur la société financée mais entraîne également une concentration du risque sur une seule entreprise ou un nombre limité de participations.
Le choix entre ces formats dépend du patrimoine disponible, de l’horizon de placement, du niveau de diversification recherché et de la capacité de l’investisseur à supporter une perte.
Quels critères examiner avant d’investir ?
La structure du véhicule ne doit jamais être le seul critère de décision. Un fonds evergreen n’est pas nécessairement plus performant qu’un fonds fermé, de la même manière qu’un fonds diversifié ne supprime pas le risque de perte en capital.
Avant d’investir, il convient notamment d’examiner :
- la stratégie d’investissement du fonds ;
- l’expérience de l’équipe de gestion ;
- la diversification du portefeuille ;
- les secteurs et zones géographiques ciblés ;
- les conditions de souscription et de rachat ;
- les éventuels plafonds de liquidité ;
- la méthode de valorisation des actifs ;
- les différents niveaux de frais ;
- l’horizon de placement recommandé ;
- les principaux risques du véhicule.
Les performances historiques peuvent fournir certaines indications mais ne permettent pas de prévoir les résultats futurs.
Accéder au private equity avec Anaxago
Anaxago permet d’accéder à différentes stratégies de private equity , selon les opportunités disponibles et le profil de l’investisseur.
Les solutions proposées peuvent prendre la forme de fonds ou d’opérations ciblées dans des entreprises non cotées. Chaque véhicule présente ses propres caractéristiques en matière de durée, de diversification, de liquidité et de niveau de risque.
La sélection des opportunités repose notamment sur l’analyse des équipes dirigeantes, du modèle économique, du marché adressé, du besoin de financement, des perspectives de développement et des scénarios potentiels de sortie.
Cette sélection ne garantit toutefois ni la performance, ni la liquidité, ni la récupération du capital investi.
Pour découvrir les solutions actuellement disponibles, consultez les opportunités de private equity proposées sur Anaxago .
Ambra Tech Opportunities : une approche diversifiée du Venture Capital
Parmi les solutions actuellement proposées figure Ambra Tech Opportunities , un fonds nourricier donnant accès indirectement à un fonds de fonds de Venture Capital américain.
La stratégie vise une exposition à plusieurs fonds sous-jacents et permet ainsi de répartir l’investissement entre différentes équipes de gestion et plusieurs portefeuilles d’entreprises technologiques.
L’intelligence artificielle, la deeptech et différentes technologies de rupture figurent notamment parmi les thématiques ciblées.
Le véhicule est accessible à partir de 100 000 euros et présente un horizon d’investissement long. Les appels de fonds sont progressifs et les distributions dépendent des sorties réalisées au sein des différents portefeuilles.
Cette diversification peut réduire certains risques de concentration, mais elle ne garantit ni une performance positive ni la récupération du capital.
Pour consulter ses caractéristiques, sa documentation et ses risques : découvrir Ambra Tech Opportunities .
Quels sont les principaux risques du private equity ?
Le risque de perte en capital constitue le principal risque. Les entreprises financées peuvent ne pas atteindre leurs objectifs, rencontrer des difficultés économiques ou être cédées à une valorisation inférieure aux attentes.
La liquidité constitue également un enjeu majeur. Les titres non cotés ne sont pas négociés en continu sur un marché organisé et la durée réelle de l’investissement peut être plus longue que prévu.
La valorisation des actifs est également moins fréquente et moins transparente que sur les marchés cotés. Elle repose sur des méthodes d’évaluation qui peuvent évoluer entre deux événements de liquidité.
D’autres risques doivent également être pris en compte, notamment :
- le risque lié à la sélection des entreprises ou des fonds ;
- le risque de concentration sectorielle ou géographique ;
- le risque de dilution ;
- le risque de financement futur des entreprises ;
- le risque de change pour les investissements internationaux ;
- le risque lié aux différents niveaux de frais ;
- le risque de report ou de limitation des rachats pour certains véhicules semi-liquides.
Que faut-il retenir en 2026 ?
L’accès des particuliers au private equity continue de progresser. Les montants levés auprès des investisseurs non professionnels augmentent et les fonds evergreen occupent désormais une place importante dans les encours.
Cette évolution facilite l’intégration du non-coté dans certaines stratégies patrimoniales, notamment grâce au développement de véhicules plus diversifiés et à leur référencement croissant dans l’assurance-vie.
Elle ne modifie toutefois pas la nature du risque. Le private equity reste un placement de long terme, potentiellement illiquide, dont le capital n’est pas garanti.
La structure du véhicule, la qualité de l’équipe de gestion, la diversification, les frais et les conditions de sortie doivent donc être analysés avant toute décision.
Conclusion : un accès plus large, mais toujours exigeant
En 2026, la démocratisation du private equity ne repose plus uniquement sur la réduction des tickets d’entrée. Elle s’appuie également sur l’évolution des structures d’investissement, sur l’essor des fonds evergreen et sur l’intégration progressive du non-coté dans les enveloppes patrimoniales.
Ces évolutions peuvent faciliter l’accès à cette classe d’actifs, mais elles ne doivent pas conduire à sous-estimer les risques de perte en capital, d’illiquidité et de valorisation.
Anaxago permet d’accéder à plusieurs approches du private equity, depuis les fonds diversifiés jusqu’aux opérations ciblées, selon les opportunités disponibles et les objectifs patrimoniaux de l’investisseur.
Pour découvrir les solutions actuellement accessibles et consulter leur documentation : consultez les opportunités d’investissement proposées sur Anaxago .
Avertissement : l’investissement en private equity présente un risque de perte partielle ou totale du capital et un risque d’illiquidité. Les titres et parts de fonds non cotés peuvent être difficiles à céder et à valoriser. La durée de placement, les distributions et les performances ne sont pas garanties. Avant toute souscription, il convient de consulter la documentation réglementaire et contractuelle du véhicule concerné et de vérifier son adéquation avec votre situation patrimoniale, vos objectifs, votre horizon de placement et votre capacité à supporter une perte.