Entre souveraineté alimentaire européenne, secrets de la stratégie Hermès, soft power britannique et adresses normandes soigneusement testées, cette nouvelle chronique hebdomadaire explore les liens entre investissement, culture, patrimoine et art de vivre avec curiosité et conviction.
Entre un plongeon dans le soft power britannique, une fascinante plongée dans les coulisses d’Hermès et quelques découvertes normandes soigneusement testées ces dernières semaines, cette édition navigue comme toujours entre investissement, culture, stratégie et art de vivre.

L’opportunité de la semaine : nourrir l’Europe autrement
Entre tensions géopolitiques, pression réglementaire et enjeux climatiques, la souveraineté alimentaire européenne devient un thème d’investissement majeur.
Aujourd’hui, notre chaîne alimentaire reste fortement dépendante d’intrants chimiques importés et de protéines végétales produites à l’autre bout du monde. Une dépendance que certaines startups tentent désormais de réduire.
C’est le cas de Maash, qui développe une protéine fermentée à base de champignons capable de remplacer les additifs et protéines végétales utilisés dans l’alimentation transformée, avec un coût compétitif et une empreinte carbone réduite de 90 %.
Autre approche avec Agriodor, spécialiste du biocontrôle, qui propose des alternatives aux pesticides chimiques. La société boucle actuellement un tour de 15 M€ pour accélérer le déploiement international de ses solutions agricoles.
Deux sociétés, un même enjeu : produire et consommer plus localement, avec moins de dépendance aux intrants importés.
• Horizon : 3 à 6 ans*
• Potentiel cible : x4 à x7*
L’élégance britannique comme arme diplomatique
Si vous n’avez sans doute pas pu passer à côté de la visite du roi Charles III aux États-Unis et des morceaux choisis de ses discours sur place et les Américains qui parleraient peut-être français sans le Royaume-Uni… je vous invite vivement à regarder la version complète de son intervention au Congrès, disponible ici. Tout le soft power britannique est là. Du langage à l’humour, en passant par l’éducation et, bien sûr, la curiosité infinie, sans cesse renouvelée, que provoque la famille royale d’Angleterre.
Je viens également de terminer cet ouvrage, dernière biographie en date d’Elizabeth II par Robert Hardman, un journaliste qui fut correspondant royal pendant près de 25 ans. Ce n’est pas la première biographie que je lis, mais c’est la première que je trouve à la fois respectueuse, fouillée et élégante. J’ai beaucoup aimé et je lorgne maintenant vers celle de Charles III. J’ai notamment trouvé que c’était nettement moins redondant sauf la partie sur Trump, qui se répète un peu à deux endroits du livre que les bouquins de Tom Bower, l’autre grand fan de la monarchie parmi tant d’autres écrivains, qui ont pignon sur rue mais qui, personnellement, me donnent mal à la tête. On dirait de la prose de paparazzi frustré.
Hermès ou l’art du désir parfaitement orchestré
Vous n’avez pas pu louper le dernier épisode du podcast Fleurons, consacré à l’une des entreprises préférées des Français et il faudra l’écouter jusqu’au bout pour comprendre l’objet de cette newsletter : la maison Hermès. Outre le fait que j’avais consacré mon mémoire de fin d’études à Dauphine à la montée surprise de Bernard Arnault au capital d’Hermès mais en 2011, on avait encore très peu d’informations, et le podcast lève le voile sur énormément de choses, j’ai notamment été bluffée par la partie sur la stratégie commerciale et les méthodes de vente.
La partie créative est abordée, mais sans vrai focus. Si c’est un sujet qui vous plaît, je vous recommande très fortement ce petit livre que ma mère m’a offert il y a quelques années, une pépite sur « La Reine Mage », ou Leïla Menchari, qui s’est occupée des vitrines d’Hermès et de bien d’autres choses pendant plus de 40 ans. Passionnant.
Pourquoi les femmes investissent encore moins
Les femmes investissent moins que les hommes. On connaît les chiffres, on connaît les explications toutes faites aussi : moins d’argent, moins de goût pour le risque, moins d’intérêt pour la finance. Mais après plusieurs années à observer des femmes devenir investisseuses, je suis convaincue qu’on passe complètement à côté du vrai sujet. Le blocage est souvent culturel, émotionnel, parfois même lié à la manière dont la finance leur parle ou ne leur parle pas.
Le 20 mai, avec la divine Léonore de Roquefeuil, fondatrice de Voxe, on décryptera tout ça pour l’événement annuel de printemps de l’association Women House. Et surtout : comment se lancer concrètement. Il paraît qu’il reste quelques places ici.
Pour celles et ceux d’entre vous qui aimeraient avancer sur le sujet d’ici là, je vous recommande l’écoute de l’épisode d’Argent Conté que j’ai enregistré avec la géniale Christelle Maussac, qui met à nu les vraies questions patrimoniales et donne des clés incroyables d’aide à la décision pour l’investissement.
Quelques adresses normandes à garder précieusement
Le mois de mai bat son plein et, avec lui, ses merveilleuses parenthèses de week-ends prolongés. Je passe beaucoup de temps en Normandie depuis quelques mois. C’est une habitude que nous avions déjà mon mari étant né là-bas mais ce n’est que récemment que j’ai réellement commencé à explorer le coin.
Les offres de restauration sur place sont souvent touristiques, peu travaillées et parient essentiellement sur leur emplacement. Mais j’ai tout de même réussi à dénicher quelques pépites qui, pour moi, ont tous les avantages : loin des points les plus bondés, nourriture locale et fraîche, point de vue exceptionnel ou environnement ultra typique.
La Brise Marine, juste avant Villerville, un bonheur de tranquillité, des fruits de mer divins et du calme. Pour s’y rendre, se garer au premier parking avant la ville, celui avec les grands vases colorés, prendre le chemin qui descend vers la Manche et vraiment avancer tout en bas, car la guinguette est bien cachée derrière les rochers, impossible à déceler sauf si, comme moi, vous avez des enfants qui courent dans tous les sens, et de préférence vers l’eau… J’étais contente de la découverte, cela dit.
Le Bistrot Fleuri, des fish and chips en Normandie comme si vous étiez sur la côte sud de l’Angleterre, mon rêve. Apparemment, ils font même des Sunday roasts. À prendre à emporter et à déguster sur le sable mouillé, avec les doigts pleins de sel et de vinaigre.
Le Moulin de Saint-Georges, à Pennedepie, un restaurant argentin comme son nom ne l’indique pas. Apparemment, une institution locale, très fréquentée par les habitants de la région, avec des viandes excellentes cuites au feu de bois.
Dans un autre style, j’ai très envie de découvrir Verneuil La Douce, une demeure d’art sur la route de Normandie. Une rénovation d’une rare finesse, couplée à une créativité artistique à la fois colorée et enchantée. L’ensemble a l’air sublime.
Merci d’avoir pris le temps de lire
toute cette chronique hebdomadaire !
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