Newsletter mêlant investissement immobilier, décryptage du dispositif Jeanbrun et opportunités SCPI, avec une ouverture sur les nouvelles tendances business et des pratiques simples pour stimuler sa créativité au quotidien.
Je dois admettre que je n’ai jamais vraiment compris l’attrait d’une émission comme Téléfoot. Je veux dire une fois le résultat connu, est-il vraiment nécessaire de refaire le match ? Apparemment oui, 50 ans d’existence pour cette émission culte, et d’incalculables hommages (y compris du président de la république) depuis l’annonce de son arrêt après la dernière diffusion prévue le 14 juin avant qu’elle ne soit remplacée par un autre programme, multisports cette fois. L’occasion de mettre fin au contrat avec la Ligue 1 et le milliard d’euros annuel demandé pour pouvoir diffuser les images des matchs. Les dimanches matins vont avoir une saveur différente (mais heureusement la newsletter, elle, reste…).
Au programme aujourd’hui, opportunité d’investissement, nouveau dispositif d’incitation à l’investissement immobilier privé, mes dernières trouvailles de développement et la naissance d’évènements dédiés uniquement au vrai et à l’humain, une contre tendance qui monte.

Opportunité de la semaine : lire le cycle plutôt que le subir
Dans un marché immobilier qui se cherche une nouvelle grammaire, certaines stratégies préfèrent lire les cycles plutôt que de lutter contre eux. C’est précisément le pari de Comète, la SCPI gérée par Alderan, spécialiste de l'immobilier tertiaire, qui assume une approche agile et d'une sélectivité de premier plan à l'international.
Ici, pas de mono-thématique figée, Comète navigue entre différentes typologies d’actifs (commerces, logistique, hôtellerie et bureaux), en offrant une véritable mutualisation géographique dans 7 pays hors France métropolitaine, avec une boussole claire : une solidité locative exceptionnelle illustrée par un taux d'occupation financier quasi parfait de 99,1 % et des baux de 10 ans en moyenne. La vraie différence se joue dans la méthode : une dynamique exceptionnelle qui lui a permis de franchir le cap des 500 millions d'euros de capitalisation en moins de deux ans, tout en maintenant une structure financière saine avec un endettement nul. Une manière assez réjouissante de remettre de la performance, justement, dans son allocation immobilière (avec un taux de distribution et une performance globale de 9,00 % pour 2025), pour celles et ceux qui cherchent à conjuguer diversification internationale inédite, sécurité locative et positionnement responsable (label ISR).
Investir en nu : séduisant sur le papier, exigeant dans la vraie vie
Le dispositif Jeanbrun, nouvelle cartouche fiscale de la loi de finances 2026, arrive clairement pour combler le vide laissé par le Pinel mais sans en reprendre la simplicité. Le principe est séduisant sur le papier : en louant un bien nu pendant au moins 9 ans, avec des loyers et des locataires strictement encadrés, vous pouvez amortir jusqu’à 80 % de la valeur du bien et ainsi gommer une partie significative de votre fiscalité foncière.
En pratique, c’est plus exigeant : plafonds de loyers, contraintes sur les locataires, impossibilité de louer à ses proches… et surtout une rentabilité sous pression. Là où le dispositif devient intéressant, c’est dans des villes moyennes avec un bon équilibre prix/loyer, en visant le plafond intermédiaire sinon, l’équation se dégrade vite.
Dit autrement : Jeanbrun est un outil fiscal efficace, mais pas une martingale. Sans un bon emplacement et un prix d’entrée maîtrisé, il restera moins performant qu’un bon vieux LMNP.
Très concrètement ce nouveau dispositif (du nom de l’actuel ministre du logement) vise à relancer le locatif nu neuf et ancien rénové. Il instaure un amortissement fiscal de 80% du prix d’achat (hors terrain) à des taux forfaitaires : 3,5%/an (loyer intermédiaire), 4,5% (social), 5,5% (très social) avec des plafonds annuels de 8 000/10 000/12 000 € par foyer. Concrètement, en louant neuf ans avec des loyers encadrés vous « effacez » vos loyers imposables et pouvez créer un déficit foncier imputable sur l’impôt (jusqu’à 10 700 €/an, voire 21 400 € si lourds travaux énergétiques). Le régime exige un engagement de 9 ans, des loyers et ressources très plafonnés, et exclut démembrement ou location à des proches. Contrairement au Pinel, ce dispositif ne se limite pas à certaines zones : il s’applique partout en France.
En pratique ce cadre strict rend Jeanbrun beaucoup plus contraignant qu’un investissement en meublé (LMNP). Comme le notent des experts, la location meublée reste plus souple (amortissements réels sans plafond global, loyers libres). Jeanbrun ne sera vraiment rentable qu’à condition de cibler des villes moyennes à vrai besoin locatif (prix d’achat / loyers encadrés équilibrés) et de prendre le plafond de loyer intermédiaire le plus élevé. En résumé, Jeanbrun est un outil fiscal puissant pour réduire votre imposition foncière, mais son gain net dépendra du bon emplacement, du prix d’achat et du niveau de loyers choisis.
House of Beautiful Business : Davos sous acide (mais en mieux)
C’est une de mes trends whisperers préférées qui m’a soufflé l’existence de cet évènement qui se tiendra à Athènes dans les prochaines semaines : le World Beautiful Business Forum. Le truc a l’air à la fois complètement perché et rassurant dans un quotidien qui parle soit de guerre soit d’IA, ou des deux ensemble.
L’event fête ses 10 ans cette année, et assume plus que jamais son positionnement à part. Ici, pas de grand-messe corporate classique, mais un laboratoire d’idées où dirigeants, artistes, scientifiques et penseurs viennent questionner ce que “faire du business” veut encore dire dans un monde sous tension (IA, crise écologique, fragmentation sociale). Le pari est ambitieux (parfois borderline utopique) mais rafraîchissant : remettre un peu d’humanité, de sens et même de poésie dans des modèles économiques souvent à bout de souffle. À suivre de près, ne serait-ce que pour capter les signaux faibles de ce que pourrait devenir le capitalisme de demain.
Concrètement, le format est à l’image du fond : tout sauf conventionnel. Pendant quatre jours, Athènes devient un terrain de jeu intellectuel avec plus de 80 sessions immersives réparties dans la ville (théâtre, ancienne Bourse, musées) et structurées comme une pièce en cinq “actes” inspirée de la tragédie grecque. Pas de panels PowerPoint soporifiques : à la place, des débats longs, des marches exploratoires, des expériences collectives, voire des dîners silencieux. Parmi les temps forts, des parcours comme l’“AI Democracy Marathon”, des réflexions sur les modèles économiques post-croissance ou encore des sessions mêlant musique, philosophie et technologie.
En clair : plus qu’une conférence, une tentative sérieuse (et assez rare) de repenser le rôle de l’entreprise dans un monde qui change beaucoup plus vite qu’elle.
Pratiques simples pour relancer le geste créatif
Petite parenthèse plus personnelle. Après avoir entendu Céline Chung en parler sur le podcast Generation Do It Yourself, j’ai commandé deux classiques : The Artist’s Way de Julia Cameron et Comment devenir un artiste de Jerry Saltz. Deux approches très différentes, presque opposées dans le ton. L’une très structurée, quasi spirituelle, l’autre plus brute, directe. Mais un même point de départ : arrêter de sacraliser la créativité et commencer à pratiquer, simplement.
J’ai donc décidé de jouer le jeu, sans trop intellectualiser. Les “morning pages” d’abord : trois pages écrites chaque matin, sans filtre, sans enjeu. Un exercice un peu étrange au début, mais rapidement addictif, comme une forme de détox mentale et qui pousse un peu plus loin le concept de « journaling » du matin (je les écrits une fois assise à mon bureau le matin, qu’on ne se leure pas je n’en ai pas le temps avant).
Et puis l’artist date. L’Artist Date est au cœur du programme créatif de The Artist’s Way. Il s’agit d’une « expédition hebdomadaire en solo pour faire quelque chose qui vous enchante ou vous intéresse » . En pratique, on s’accorde chaque semaine 1 à 2 heures seule pour une sortie inspirante (musée, parc, boutique originale, etc.), sans pression de résultat. Le but : nourrir sa créativité en « courtisant » l’artiste intérieur (on ne hausse pas les yeux...).
Il ne fallait pas m’en dire plus. Ni une ni deux, mardi midi, direction Matisse au Grand Palais*, seule, sans objectif précis, juste pour regarder, traîner, laisser l’œil et l’esprit vagabonder. Rien d’extraordinaire sur le papier, mais une vraie respiration dans des journées souvent trop remplies.
Ce qui frappe surtout, c’est la simplicité du dispositif. Pas de grande révélation, pas de méthode miracle juste des micro-habitudes qui remettent du jeu, de l’attention et une forme de disponibilité. Dans un quotidien très orienté performance, c’est presque contre-intuitif… et donc assez précieux.
*Et si je recommande l’expo qui est sublime, évitez clairement la pause déjeuner (erreur de débutante), c’était à la limite du praticable tant on était nombreux sur place. Je disposais d’un temps très limité donc j’ai fait au mieux mais j’aurais aussi aimé passer du temps dans la boutique de l’expo qui était remplie de livres superbes.
Les images qui illustrent cette newsletter sont des reproductions des oeuvres d'Henri Matisse, toutes visibles dans l'expo qui se déroule actuellement au Grand Palais. Le second représente des souvenirs qu'il a peint après son voyage à Tahiti.
Merci d’avoir pris le temps de lire
toute cette chronique hebdomadaire !
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