Anaxago Actualités Wistiki lève 2 millions d’euros dont 1 million auprès des investisseurs de la plateforme Anaxago
Wistiki lève 2 millions d’euros dont 1 million auprès des investisseurs de la plateforme Anaxago

Wistiki lève 2 millions d’euros dont 1 million auprès des investisseurs de la plateforme Anaxago

Si la majorité des objets connectés peinent à convaincre de leur utilité, le Wistiki a, lui, immédiatement trouvé son public : les étourdis

Deux ans après sa création, par trois frères visionnaires (Bruno, Théo et Hugo Lussato), ce petit objet en plastique que l'on fixe à quelque chose que l'on perd souvent, un trousseau de clé par exemple, pour qu’un simple clic sur le smartphone permette de le faire sonner et d’ainsi le retrouver, s’est déjà vendu à plus de 300 000 exemplaires. Ce qui en fait l’objet connecté le plus vendu en France.

 

Comment dépasser le million de chiffre d’affaires avec l’idée la plus simple du monde ?

Forts d’un produit simple au marketing soigné, les fondateurs ont choisi d’aller très vite très loin. Ils enchaînent les partenariats (distribués par Amazon, Apple Store, FNAC, etc.), rencontrent tous les grands groupes du CAC 40, arrivent à convaincre Stéphane Richard (président d’Orange) de rejoindre leur actionnariat en vue de développer leur réseau de couverture de la communauté Wistiki en France. Ce dernier rejoint au capital Fabrice Brégier (président d’Airbus), etc. Le chiffre d’affaires croît rapidement et atteint 2 millions d’euros en 2015 (vs. 1 million en 2014), il devrait se chiffrer à 10 millions d’euros en 2016.

 

Le crowdfunding en ADN

 

Le crowdfunding c’est une tradition chez Wistiki : c’est avec MyMajorCompany qu’ils ont financé leur première production (80 000€ récoltés, soit la plus importante campagne à l’époque), tout naturellement c’est encore là-bas qu’ils ont annoncé le lancement de leur nouvelle gamme dessinée par Philippe Starck. De même, pour leur lancement au Japon l’équipe est passé par une plateforme de crowdfunding et a réalisé la plus grosse campagne jamais réussie dans ce pays.

 

Wistiki

Hugo Lussato, co-fondateur de Wistiki pitche son entreprise lors du roadshow anaxago en Mai 2016

 

C’est dans le cadre d’un tour de table de 5M€ gracieusement orchestré par la banque Lazard Frères Gestion, que les frères Lussato ont choisi Anaxago et ses investisseurs privés pour un apport limité à 1 million d’euros à l’été 2016. Discrètement et rondement menée, la campagne a commencé par le pitch des frères Lussato en mai 2016 lors du roadshow anaxago, les trois entrepreneurs sont parvenus à convaincre près de 200 investisseurs en moins d’une semaine sur Anaxago bouclant ainsi leur objectif de financement d’1 million d’euros.

 

Des investisseurs privés et des têtes d’affiche au capital

 

Wistiki a collecté l’autre moitié de ce montant auprès de grands dirigeants et entrepreneurs : "le PDG d'Orange Stéphane Richard, le fondateur de Free Xavier Niel ou encore la famille Bouygues nous ont fait confiance", énumère Bruno Lussato le co-fondateur de Wistiki.

 

Wistiki

 

La jeune pousse a su séduire ces businessmen grâce aux centaines de milliers de porte-clefs intelligents qu'elle affirme avoir vendus aux particuliers, mais aussi parce qu'elle veut lancer une offre B2B.

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[Creative Morning] Marie-Anne Haour, experte du Design Thinking

Le Creative Morning, une moment d'échange avec une personnalité inspiranteUne fois par mois, nous organisons un creative morning entièrement dédié aux équipes d’Anaxago. Ces moments d'échange permettent de rencontrer chaque mois des personnalités inspirantes dans des domaines variés.Il y  a quelques jours nous avons eu le plaisir d’accueillir Marie-Anne Haour. Fondatrice de Simiya, elle a étudié le Design Thinking à Stanford et le pratique depuis bientôt 15 ans.Pourquoi l'expérience client de nombreux produits et services nés dans la Silicon Valley est-elle si fluide et rencontre-t-elle tant de succès ?Voici une trentaine d'années naissait dans la Silicon Valley une discipline qui a inspiré la plupart de ces très nombreux succès, le Design Thinking. C'est d’abord IDEO dans les années 1990, puis la d.school dans les années 2000, qui lui ont  donné toute son ampleur et depuis, de nombreuses entreprises innovantes, telles que Google, Netflix, Apple, IKEA et bien d'autres, l'utilisent. En allant interroger et observer les clients avec empathie par rapport à une problématique donnée, les designers construisent des prototypes qu'ils font tester et améliorent de façon itérative, c'est une méthodologie éprouvée par des milliers d'organisations innovantes.Qu’est-ce que le Design Thinking ?Le Design Thinking fait référence à un ensemble de méthodes permettant de répondre à  des besoin identifiés en appliquant une démarche similaire à celle d’un designer. Néanmoins, le mot “design” n’a pas la même définition en français qu’en anglais. En effet, alors qu’en français, on a tendance à associer le terme “design” au style, à la mode et à l’esthétique, en anglais, ce terme englobe la notion de conception de solution pour remplir une fonction particulière . D’après Steve Jobs, “certaines personnes pensent que le design se limite à l’apparence d’un objet. Mais en creusant un peu plus, on se rend compte qu’il s’agit de la façon dont il fonctionne.”Concrètement, le Design Thinking est une méthode créatrice de valeur, intégrant le point de vue de l'utilisateur dans l’objectif ultime de trouver des solutions à ses besoins. Le design thinking se fonde ainsi autour de trois piliers : La désirabilité. Identifier sur le terrain ce que les utilisateurs désirent.La faisabilité. Comprendre ce que la technologie et l'organisation de l'entreprise sont capables de faire.La viabilité. S'assurer de la viabilité économique. Le client au coeur du processus d'innovationLe design thinking consiste ainsi à mettre le client au coeur de votre réflection tout au long du processus d’innovation. Le but de cette méthode est de comprendre ses attentes, frustrations, motivations... dans l'objectif de créer des solutions pertinentes. « Il s’agit d’un processus d’innovation centré sur l’humain, l’idée est de passer par l’humain afin de proposer des solutions qui sont viables économiquement et réalisables technologiquement », explique Marie-Anne Haour. L’innovation ne naît pas d’une révélation géniale, c’est le résultat d’un processusLa D.School de l'Université de Stanford définit le design thinking comme un processus circulaire composé de 5 étapes. L'idée est d'itérer ce processus de co-créativité afin d’améliorer en continue le résultat de cette réflexion. Empathiser : pour bien comprendre le client.Définir : pour trouver de l'inspiration pour de nouvelles opportunités. Imaginer : pour répondre aux défis auxquels le client fait face. Prototyper : pour créer des solutions et des expériences qui font sens pour le client. Tester : pour recevoir du feedback. Essayer, se tromper... puis recommencerProcessus de Design Thinking - basé sur l'intervention de Marie-Anne HaourDécouvrez nos précédents creative mornings :Clément Marty, directeur de l’innovation du groupe Carrefour : innover, c’est désormais le rôle principal du grand groupe. 

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