Anaxago Actualités La Proptech française a le vent en poupe !
La Proptech française a le vent en poupe !

La Proptech française a le vent en poupe !

Prudence et tradition ont longtemps prévalu dans le secteur de l'immobilier. Et pour cause : une législation complexe, des acteurs industriels et des réseaux de distribution ancrés de longue date.

Voilà qui ne favorise pas l'innovation. Pourtant, des entrepreneurs visionnaires n'ont pas hésité à relever le défi ! Portrait de 6 start-ups françaises fermement résolues à ré-inventer les scénarios immobiliers de demain …


L'avènement d'une communauté virtuelle



« Faire table rase du passé »  

Tel pourrait être le slogan commun aux start-ups de la Proptech. De la construction à la commercialisation, elles se sont donné pour mission de repenser l'intégralité du système immobilier. Leurs credo ? Anticiper les nouveaux modes de consommation, et y répondre en utilisant la puissance des outils digitaux.

On assiste ainsi dans l'Hexagone à l'avènement d'une véritable communauté virtuelle de l'immobilier. Fer de lance de ce mouvement, la start-up HappyRenting s'est inspirée du modèle à succès du site TripAdvisor. Pour chaque appartement mis en ligne sur son site, elle recense les commentaires des précédents locataires, qu'elle résume en une note globale. Choisir son bien immobilier comme on sélectionne un restaurant : l'idée est à la fois simple et révolutionnaire !

Des transactions plus fluides



Notre pays regorge de start-up qui mettent l'innovation à l'honneur dans le domaine de l'immobilier. Parmi celles-ci, on peut notamment citer Homeloop, qui ambitionne de réduire le délai qui s'écoule entre la mise sur le marché d'un bien immobilier et sa vente effective.

Après avoir reçu la visite d'un expert mandaté par la start-up, le vendeur d'un bien immobilier n'aura alors à patienter que 48 heures pour recevoir une proposition d'achat d'Homeloop ! Une pépite prometteuse, qu'il convient de surveiller avec la plus grande attention.

L'auto-gestion mise à l'honneur



Le manque de transparence est l'un des reproches couramment formulés par les particuliers à l'encontre des acteurs du marché de l'immobilier. Fortes de ce constat, les start-ups de la Proptech accompagnent les consommateurs désireux de s'affranchir de la tutelle des grands réseaux historiques. Dans leur collimateur, les syndics de copropriété, qui cristallisent tous les mécontentements ! 

Des start-ups comme Illicopro ont décidé de mettre l'auto-gestion à l'honneur, en permettant aux copropriétaires de se passer des services d'un syndic professionnel. Pour organiser une assemblée générale ou lancer un appel de fonds, il suffit désormais de se connecter depuis chez soi à une plateforme en ligne. Une solution à la fois efficace et ergonomique !


Des démarches simplifiées


Cadenassé par des normes législatives très strictes, le secteur de l'immobilier semblait peu propice à l'innovation. Mais c'était sans compter sur le dynamisme des start-ups de la Proptech ! Audacieuses et visionnaires, elles ont compris la nécessité de simplifier les démarches administratives inhérentes à toute transaction immobilière.

Né outre-atlantique, ce désir de simplification n'a pas tardé à déferler dans l'Hexagone. Preuve en est le succès rencontré par la start-up Permettez-moi de construire, qui se propose de gérer à votre place les formalités administratives les plus complexes. De la demande du permis de construire à la déclaration des travaux en mairie, la jeune entreprise se charge de tout !


Peut-on parler d'innovation sans parler d’objets-connectés ?



Offrir des solution connectées et intelligentes permettant d’intégrer nativement aux immeubles résidentiels un ensemble d’objets connectés couvrant plusieurs besoins (sécurité, énergie, pilotage…), voilà le pari de Smarthab, ayant réussi une levée de capital d’1,3 millions auprès de Vinci Immobilier, d’investisseurs privés sur Anaxago et de business angels.

Spécialisée dans le smart home, un marché en pleine expansion,  SmartHab offre une solution clé en main aux maîtres d’ouvrages leur permettant à la fois de répondre à une demande croissante des clients finaux en connectivité de l’habitat, de se différencier de la concurrence et tout cela sans avoir à refondre ou perturber les processus métiers.


Vers un remplacement des acteurs traditionnels ?



Pour n'avoir pas compris à temps la révolution qui se jouait sur internet, les majors de l'industrie musicale ont bien failli disparaître corps et âme ! Le même scénario est-il en train de se dérouler sous nos yeux dans le domaine de l'immobilier ? Résolument décidés à conquérir leurs parts de marché, les acteurs de la Proptech pourraient bien être à l'origine d'une recomposition majeure du paysage de l'immobilier à l'échelle mondiale. 

En France, des secteurs que l'on a longtemps cru préservés sont aujourd'hui soumis aux assauts de start-ups ambitieuses. C'est le cas notamment du notariat, théâtre d'une lutte aussi spectaculaire qu'inattendue ! La jeune pousse MyNotary s'y illustre par sa capacité à mettre en relation, via sa plateforme, tous les protagonistes d'une transaction immobilière. La révolution Proptech est en marche, et nul ne peut l'ignorer.


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[Creative Morning] Marie-Anne Haour, experte du Design Thinking

Le Creative Morning, une moment d'échange avec une personnalité inspiranteUne fois par mois, nous organisons un creative morning entièrement dédié aux équipes d’Anaxago. Ces moments d'échange permettent de rencontrer chaque mois des personnalités inspirantes dans des domaines variés.Il y  a quelques jours nous avons eu le plaisir d’accueillir Marie-Anne Haour. Fondatrice de Simiya, elle a étudié le Design Thinking à Stanford et le pratique depuis bientôt 15 ans.Pourquoi l'expérience client de nombreux produits et services nés dans la Silicon Valley est-elle si fluide et rencontre-t-elle tant de succès ?Voici une trentaine d'années naissait dans la Silicon Valley une discipline qui a inspiré la plupart de ces très nombreux succès, le Design Thinking. C'est d’abord IDEO dans les années 1990, puis la d.school dans les années 2000, qui lui ont  donné toute son ampleur et depuis, de nombreuses entreprises innovantes, telles que Google, Netflix, Apple, IKEA et bien d'autres, l'utilisent. En allant interroger et observer les clients avec empathie par rapport à une problématique donnée, les designers construisent des prototypes qu'ils font tester et améliorent de façon itérative, c'est une méthodologie éprouvée par des milliers d'organisations innovantes.Qu’est-ce que le Design Thinking ?Le Design Thinking fait référence à un ensemble de méthodes permettant de répondre à  des besoin identifiés en appliquant une démarche similaire à celle d’un designer. Néanmoins, le mot “design” n’a pas la même définition en français qu’en anglais. En effet, alors qu’en français, on a tendance à associer le terme “design” au style, à la mode et à l’esthétique, en anglais, ce terme englobe la notion de conception de solution pour remplir une fonction particulière . D’après Steve Jobs, “certaines personnes pensent que le design se limite à l’apparence d’un objet. Mais en creusant un peu plus, on se rend compte qu’il s’agit de la façon dont il fonctionne.”Concrètement, le Design Thinking est une méthode créatrice de valeur, intégrant le point de vue de l'utilisateur dans l’objectif ultime de trouver des solutions à ses besoins. Le design thinking se fonde ainsi autour de trois piliers : La désirabilité. Identifier sur le terrain ce que les utilisateurs désirent.La faisabilité. Comprendre ce que la technologie et l'organisation de l'entreprise sont capables de faire.La viabilité. S'assurer de la viabilité économique. Le client au coeur du processus d'innovationLe design thinking consiste ainsi à mettre le client au coeur de votre réflection tout au long du processus d’innovation. Le but de cette méthode est de comprendre ses attentes, frustrations, motivations... dans l'objectif de créer des solutions pertinentes. « Il s’agit d’un processus d’innovation centré sur l’humain, l’idée est de passer par l’humain afin de proposer des solutions qui sont viables économiquement et réalisables technologiquement », explique Marie-Anne Haour. L’innovation ne naît pas d’une révélation géniale, c’est le résultat d’un processusLa D.School de l'Université de Stanford définit le design thinking comme un processus circulaire composé de 5 étapes. L'idée est d'itérer ce processus de co-créativité afin d’améliorer en continue le résultat de cette réflexion. Empathiser : pour bien comprendre le client.Définir : pour trouver de l'inspiration pour de nouvelles opportunités. Imaginer : pour répondre aux défis auxquels le client fait face. Prototyper : pour créer des solutions et des expériences qui font sens pour le client. Tester : pour recevoir du feedback. Essayer, se tromper... puis recommencerProcessus de Design Thinking - basé sur l'intervention de Marie-Anne HaourDécouvrez nos précédents creative mornings :Clément Marty, directeur de l’innovation du groupe Carrefour : innover, c’est désormais le rôle principal du grand groupe. 

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