Anaxago Actualités L'économie du partage s'impose dans l'immobilier : du coworking au coliving
L'économie du partage s'impose dans l'immobilier : du coworking au coliving

L'économie du partage s'impose dans l'immobilier : du coworking au coliving

Connaissez vous le co-living ? Inspiré du coworking, il s’agit d’une tendance actuelle clef de l’habitat : un appartement ou une maison dans lesquels on partage les lieux de vie et les bureaux. Cette nouvelle façon de vivre ensemble pousse aujourd’hui l’immobilier à se réinventer.

L’industrie immobilière entre dans l’économie du partage au même titre que l’écosystème de la mobilité l’a fait auparavant. 

Connaissez vous le co-living ? Inspiré du coworking, il s’agit d’une tendance actuelle clef de l’habitat : un appartement ou une maison dans lesquels on partage les lieux de vie et les bureaux. Cette nouvelle façon de vivre ensemble pousse aujourd’hui l’immobilier à se réinventer. 

  

Vous avez dit coworking ?


Initié et généralisé à par des acteurs emblématiques comme WeWork, le  coworking est un espace de bureaux partagés ouverts à la location, pour des entreprises de toute nature. Avec un nombre d’espaces de coworkings multiplié par 10 depuis 2012 (on comptait en 2017 plus de 600 espaces de coworking en France) le coworking conquiert des parts de marché croissantes sur le marché de l’immobilier de bureaux. Aujourd’hui près de 20% des espaces de coworking sont d’ailleurs occupés par des grands groupes.


Les bénéfices du coworking : ouverture, attractivité, innovation, adaptabilité


  • Une ouverture : les espaces de coworking hébergent toute formes d’activités et d’entreprises sans exclusivités aux startup. Conséquence : un net-working plus-ultra, une richesse dans la diversité et la multiplicité des possibles échanges.

  • Une proposition de valeur : un cadre de travail attractif et/ou innovant, ménageant la qualité de vie des collaborateurs à l’aune d’infrastructures dédiées avec par exemple bar, baby-foot, restaurant tendance, terrasses, événements festifs

  • Une flexibilité : la durée de location est contractualisée par nombre de postes occupés et par mois au lieu des 3 ans de bail réglementés devenant inadapté

  • Une formule économique sur-mesure : les prix oscillent de 200 à 800 € par poste et par mois, selon les villes et le standing et gagnent en compétitivité sur le marché traditionnel du bureau à louer.

  • Une prestation clé-en-mains : une société d’une dizaine de collaborateurs dédiera un budget de l’ordre de 5000 euros par mois dans un quartier attractif d’une grande capitale mondiale, tous frais inclus (chauffage, électricité, internet, entretien, sécurité, maintenance, commodités, conciergerie…)

  • Un espace « habité » : à l’installation de l’entreprise, le lieu est déjà vivant, attractif et inspirant pour une intégration sans couture.

Si 71 % des lieux de coworking organisent des événements pour leur communauté, 75% des gestionnaires d’espaces observent directement la création desynergies business entre les coworkers de leurs espaces.


Qu’est-ce que le coliving ?


Le coliving, déjà présent dans les pays anglo-saxons, émerge dans nos grandes agglomérations comme une tendance sociétale forte. Corrélé à l’uberisation socio-professionnelle, le concept pousse la notion de convivialité à son comble : il permet à un public averti (entrepreneurs, indépendants, freelances) de partager un même espace pour y travailler et pour y vivre. 

L’idée sous-jacente : partager les charges, bénéficier d’un espace de qualité, mutualiser les ressources pour mieux travailler et vivre en communauté. L’espace de travail qu’ils occupent devient donc également un espace de vie privée.

On peut ainsi considérer le coliving comme la synthèse du coworking, de la colocation et du cohabitat (ou “habitat participatif” à la façon Cité Radieuse)…comme un nouveau produit immobilier ciblant une nouvelle clientèle.


Les bénéfices du coliving : ouverture, attractivité, innovation, adaptabilité


  • Une proposition de valeur : un cadre de vie design, confortable, attractif et/ou innovant, doté d’infrastructures intégrées à l’immeuble avec par exemple salle de sport, salle de cinéma, espaces de restauration, etc.

  • Une flexibilité : la durée de location est contractualisée par nombre de nuitées et par mois au lieu des 3 ans de bail réglementé sous caution.

  • Une formule hôtelière sur-mesure : on ne parle plus de loyer mais de prix packagé, variant à la nuitée, selon les villes et le standing, 

  • Une prestation clé-en-mains : les charges sont incluses dans la prestation forfaitaire.au, chauffage, électricité, wifi, entretien, mobilier, linge de maison, maintenance, commodités, conciergerie… le tout dans un lieu sécurisé proche de toutes commodités.

  • Un espace « vivant » : à l’emménagement, le lieu est déjà investi, attractif et inspirant pour socialiser plus efficacement et vaincre l’isolement.


Le cas Axis et The Babel Community


Axis, la foncière marseillaise, a créé un nouveau concept d’immeuble pour répondre spécifiquement aux besoins de la nouvelle génération d’actifs. “Aujourd’hui, l’entrée dans la vie d’adulte arrive beaucoup plus tard, aux alentours de 33-34 ans,” analyse le groupe Axis. “Il y a une sorte de vide entre 25 et 34 ans, pour lequel l’offre actuelle de logements n’est pas adaptée.”

C’est de là qu’éclot le concept de The Babel Community. Un immeuble hybride en centre-ville qui rassemble au sein d’un même espace plusieurs fonctions (logements individuels et partagés, co-working, salle de fitness, restaurants…) pour permettre à ses hôtes de travailler, se distraire ou tout simplement vivre, dans un même lieu.

Pour le premier immeuble Babel livré à l’été 2017, en plein coeur de Marseille, “le but est d’aider les nouveaux arrivants à se mélanger tout de suite et à s’intégrer à la vie de quartier,” explique le directeur marketing de la foncière phocéenne. Une nouvelle conception de la vie en groupe au sein d’un même lieu qu’il imagine “totalement ouvert vers l’extérieur pour favoriser le mélange des populations.”


Dans un contexte économique, sociétal et technologique favorable, quelle rentabilité des modèles de coworking et coliving ?


Le potentiel du coworking dépasse largement la taille d’un marché de niche : sa cible prioritaire de clientèle représente plus de 35% de la population active. L’offre se structure et se segmente à grande vitesse : aujourd’hui, dans le centre de Paris, environ un tiers des locations de bureaux relèvent du coworking.

Le travail flexible représenterait entre 10,9 et 11,5% des emplois d’ici 2030, soit une hausse de 88%, et apporterait un surplus de croissance estimé entre 123 milliards d’euros pour le scénario médian et 147 milliards d’euros pour le scénario optimiste. Un résultat qui s’explique notamment par les gains de productivité, de coûts et de temps engendrés par ces nouveaux espaces de travail. Les premiers secteurs à en profiter seraient les services aux entreprises et des administrations publiques. Pour arriver à ces 123 milliards, l’étude a non seulement compté les gains de productivité réalisé, mais aussi les économies effectuées d’ici 2030, sur les déplacements, qu’elle estime à 100 millions d’heures. Le décompte du coliving est tombé en 2017 : sont recensés actuellement plus d’1,75 million de travailleurs indépendants en France (+52% en 10 ans), dont 830 000 freelances (+120%).

C’est incontestablement un marché en pleine expansion sur lequel le coliving se positionne et se démocratise, directement inspiré du modèle américain.

 

L’enjeu des espaces partagés ?


Au même titre que les compagnies aériennes migrent d’un service de luxe au paiement du moindre bagage, il est probable que ce marché se segmente à horizon 5 ans : d’un côté le maintien du « tout inclus », de l’autre un modèle plus « low cost ». Comme pour tout nouveau business, la question se pose du positionnement. Les espaces partagés se sont d’emblée positionnés haut de gamme.  Le véritable enjeu est l’adéquation entre le positionnement de ces nouvelles offres et les attentes des clients, en termes de prix tout comme de contenu : c’est bien de storytelling qu’il s’agit pour équilibrer le rapport offre-demande.



En conclusion dans une société où les générations nouvelles revendiquent du sens, de la réussite, et un accomplissement de soi, les frontières entre travail et vie personnelle s’abolissent : le concept de coworking-coliving fait sensation. En définitive, nous l’avons constaté, les bénéfices du coworking et du coliving se rejoignent pour justifier pleinement l’occupation au sein d’un même édifice. Avec le coliving et le coworking, il semble que la sharing city, ville du partage, s'ajoute à la non moins célèbre smart city, la ville intelligente, ces deux conceptions urbaines reposant sur les trois mêmes piliers : la transition énergétique, la révolution numérique et les nouveaux usages de ses utilisateurs-citoyens-travailleurs nomades.


Sources des chiffres mentionnés dans l'article :

La Tribune

Les Echos


 




Les dernières actualités

[Anaxago Ventures] La startup Comitam rachetée par le leader des services funéraires en France

Comitam, le digital au service des pompes funèbresCréée en 2011 par Camille Strozecki, un alumni HEC, et Matthieu Courson, la startup Comitam est une plateforme d’organisations d’obsèques mettant en relation les familles en deuil avec des pompes funèbres locales. La plateforme couvre l’ensemble des métiers du funéraire, notamment l’assurance obsèques, la fin de vie, la sépulture, etc.Intervenant dans un contexte délicat, la startup Comitam a su asseoir une image de professionnalisme et de soutien efficace dans la situation difficile de la gestion du décès d’un proche. "Ce rapprochement va donner une nouvelle dimension à Comitam et assurer une belle rentabilité pour les actionnaires Anaxago, c'est un deal parfait pour toutes les parties prenantes" témoigne Camille Strozecki à propos du rachat.La digitalisation par croissance externe, un choix stratégiquePrésent sur un marché unique et sensible, Comitam a su apporter un service qui s’adapte à la digitalisation croissante des nouveaux usages que l’on retrouve même dans les rites funéraires. La plateforme permet d’accéder à une large gamme de services mais aussi de prestataires permettant ainsi de bénéficier d’une information complète rapidement ainsi que d’un accompagnement professionnel.Une nouvelle sortie positive pour le portefeuille Anaxago VenturesSur 75 investissements, la cession de Comitam marque la 11ème cession positive réalisée par Anaxago. Positionnés sur le financement de startup en early stage innovant dans le digital, Anaxago est devenu en quelques années un acteur reconnu du capital innovation aux côtés de fonds comme Newfund, Seventure Partners, etc.Or, à ce jour aucun fonds français ne communique directement sur ses performances. L’étude annuelle menée par France Invest permet de connaître le multiple de performance moyen d’un investissement dans les fonds de VC français qui s’établissait à 1,09X à fin 2018 ( avec 0,62X de retour réalisé et 0,48X de retour à venir -ou potentiel-, soit la valeur estimative nette des fonds divisée par les capitaux appelés).A un multiple de 1,67 pour ses investisseurs, la cession de Comitam surperforme les statistiques du secteur et encore plus de son année car le multiple de performance moyen à fin 2017 pour les investissements réalisés en 2014 était de 0,82."L'implication de François Carbone [Président d’Anaxago] au board de Comitam a été essentielle, elle a permis de passer des étapes clefs pour l’entreprise. Surtout il a réussi à défendre les actionnaires Anaxago tout en s'attachant toujours d'abord à la réussite du projet" souligne Camille Strozecki. La levée de fonds de Comitam, un premier tour en early stage avait rassemblé 22 actionnaires Anaxago pour un ticket d’investissement moyen un peu supérieur à 9 000€. Étude France Invest sur la performance du Capital innovation en France

LIRE PLUS 

[ Anaxago Ventures ] Nouvelle participation proptech pour Anaxago : MeilleureCopro lève 3 millions d’euros

Investir dans la proptech, une évidence pour AnaxagoLe secteur de l’immobilier est en train de vivre sa révolution numérique et des usages. Pour saisir la vague d’opportunités qui accompagne ces multiples transformations, Anaxago a choisi de concentrer une partie de ses investissements ventures dans la proptech. Exploitant ainsi une profonde connaissance en interne des tendances de l’innovation dans le secteur de l’immobilier.Un tropisme naturel pour les équipes d’investissement d’Anaxago dont la grande expertise d’investissement dans l’immobilier pousse à accompagner les professionnels du secteur à la fois dans le financement de leur activité mais aussi dans l’innovation qui bouleversent aujourd’hui leurs métiers. Depuis 12 mois, avec le recrutement d’Alexandre Héraud (ex-Xerys) au poste de Directeur des Participations, l’équipe venture d’Anaxago a identifié plus de 400 proptechs, pour en rencontrer 120 et finalement investir dans 7 d’entre elles. L’importance du deal flow et le taux de sélection très stricte d’Anaxago sont à rapprocher de notre thèse d’investissement dans la proptech : nos équipes d’investissement se concentrent sur les startups présentant des opportunités de synergie concrètes avec nos clients professionnels de l’immobilier. L’idée étant d’éviter à tout prix les concepts dit “gadgets” ou simplement features nice to have. Nous garantissons la mise en relation entre startups et promoteurs pour assurer ainsi plusieurs mois de chiffres d’affaires aux entreprises financées.MeilleureCopro devient la 8ème participation proptech d’AnaxagoDepuis 2012, le groupe Anaxago a investi dans des sociétés disposant d’un projet de croissance ambitieux, avec des équipes impliquées financièrement, des plans de développement reposant sur des hypothèses crédibles et des marchés en devenir ou en mutation. À l’heure actuelle, le groupe a plus de 40 startups en portefeuille dont 8 entreprises issues de la Proptech.Une des premières startups proptech financées par la plateforme : Somhome fondée par Jean-Philippe Bertin, avait été cédée en 2016 au groupe Foncia pour un TRI supérieur à 50%. « La maîtrise des charges est un enjeu pour les copropriétaires, les locataires mais aussi pour les professionnels de l'immobilier. Notre équipe a identifié la rationalisation du budget des copropriétés comme une urgence compte tenu de l'évolution des charges sur les 10 dernières années. Grâce à sa technologie et l'expertise de son équipe, MeilleureCopro apporte une solution concrète et est en bonne position pour profiter de cette opportunité de marché.» précise Alexandre Héraud, Directeur des participations chez Anaxago.L’histoire de MeilleureCoproAlors que le marché des charges de copropriété représente en France 40 Mds €/an, et que les charges de copropriété ont augmenté de près de 40% en 10 ans, 93% des copropriétaires estiment aujourd’hui payer trop de charges. En cause ? Des syndics manquant de temps et d’outils pour renégocier aux meilleures conditions de marché les contrats. Portée par la préoccupation de payer le juste montant de charges en bénéficiant de prestations de qualité, Edouard-Jean Clouet, (diplômé de l’Ecole Centrale et d’HEC Paris) a lancé en janvier 2017 la société MeilleureCopro pour accompagner tous les acteurs de la copropriété dans l’optimisation des charges d’un immeuble (Gaz, électricité, assurance, maintenance et entretien, nettoyage etc.). « Avant de lancer MeilleureCopro, j’ai épluché l’ensemble des documents de ma copropriété et j’ai détecté les doublons, les dépenses inutiles et les contrats qui ne correspondaient pas à la réalité de mon immeuble. Après un lourd travail de mise en concurrence, j’ai réussi à faire baisser les charges de 60% à qualité de prestations comparable ! J’ai vite remarqué qu’il y avait un vrai besoin sur le marché. Aujourd’hui, c’est grâce à une équipe d’une vingtaine de personnes, spécialisées en copropriété, en négociation et en développement que nous pouvons redonner du pouvoir d’achat au quotidien à des milliers de copropriétaires », raconte Edouard-Jean Clouet.En savoir plus sur la levée de fonds de MeilleureCopro sur Frenchweb

LIRE PLUS