Anaxago Actualités Pourquoi lancer une ICO ? Interview de Godefroy Jordan, fondateur du HAB
Pourquoi lancer une ICO ? Interview de Godefroy Jordan, fondateur du HAB

Pourquoi lancer une ICO ? Interview de Godefroy Jordan, fondateur du HAB

Dans le cadre de l’événement consacré aux ICOs organisé par Anaxago, nous poursuivons notre série d’articles consacrée à ce sujet. Aujourd’hui, c’est Godefroy JORDAN, président & cofondateur de SmartHab, qui nous parle de son retour d’expérience de levée de fonds en crypto-monnaie.

SmartHab en quelques mots

SmartHab est une startup spécialisée dans le logement intelligent et connecté fondée en 2016. Notre objectif est de faire en sorte que les nouveaux appartements soient nativement équipés en domotique. Bien que l’entreprise soit finalement assez récente, nous avons à ce jour un carnet de commandes de plus de 5000 logements à construire et nous travaillons avec de grands noms de la promotion immobilière comme VINCI, Eiffage, Coffim, Constructa et Groupe Duval.


Réservez votre ticket pour la soirée du 18 septembre ici.

Pourquoi lancer une ICO ? Interview de Godefroy Jordan, fondateur du HAB

Pourquoi lancer une ICO ?

On a constaté qu’il existe une vraie problématique de sécurisation des données dans le cadre de l’exploitation des Smart Buildings, principalement dans le tertiaire. La plupart des objets connectés déployés sont liés à des usages sécuritaires et il n’existe actuellement aucune solution qui permette de stocker et de lire la donnée indépendamment de l’opérateur en charge du service. On peut faire le parallèle avec les boîtes noires des avions qui enregistrent la totalité des informations pendant les vols et permettent de garantir l’intégrité des données en cas d’incident ou d’accident.

Dans le cas des Smart Buildings, la solution technologique la plus pertinente est la blockchain qui, grâce à son caractère décentralisé, garantit l’immunité et l’intégrité de la donnée. Autrement dit, si on a besoin de rouvrir la donnée après un accident ou un litige intervenu dans un bâtiment ou une infrastructure (comme un pont ou un réseau d’énergie), on est sûr qu’elle n’aura pas été altérée de façon volontaire ou non. Pour prendre un exemple précis, si un incendie s’est déclaré dans une tour de bureau, les données concernant le scénario de déclenchement de l’incendie seront enregistrées, datées et protégées afin que les parties concernées (assureurs, experts, propriétaires, utilisateurs…) puissent y accéder pour déterminer les causalités et les actions à mener par la suite.

L’ICO lancée par SmartHab est partie intégrante du développement de sa technologie blockchain avec la plateforme HAB. Techniquement, l’ICO consiste à vendre des jetons cryptographiques, les HAB, dans le but de lever des fonds et de mettre en circulation un support utilisé pour le paiement des transactions sur la plateforme HAB (écriture et lecture des données sur la plateforme).

Est-ce un moyen de crédibiliser la démarche en France ?

Depuis 2016, il y a eu plus de 2500 ICOs dans le monde et seulement une dizaine depuis la France. Notre pays accuse donc un certain retard dans ce domaine malgré des efforts politiques et privés de plus en plus importants. Pour faire partie de cet écosystème, il faut qu’il y ait des projets emblématiques et des acteurs reconnus. SmartHab a la chance d’être accompagné par Anaxago qui est un acteur majeur du crowdfunding en France et dispose d’une large communauté d’investisseurs. De plus, nous avons déjà réalisé une levée de fonds et avons des entreprises comme BPI ou VINCI qui sont entrés au capital. Nous pouvons donc nous décrire comme une entreprise qui inspire confiance grâce au sérieux et à la notoriété de ses investisseurs et partenaires mais aussi grâce à notre approche innovante des immeubles connectés.

Enfin, nous créons une technologie blockchain pour un secteur dont la France fait partie des références mondiales : la construction, l’énergie, facility et property management, l’assurance et l’immobilier. Créer une technologie pour servir les principaux acteurs du marché donne donc un véritable sens à notre démarche, d’autant plus que la plupart des entreprises qui font partie de notre cible sont déjà des clients, des partenaires ou des actionnaires. Nous faisons donc partie des pionniers en matière d’ICO en France tout en apportant beaucoup de confiance aux investisseurs.

Quelles sont les étapes de l’ICO ?

Une ICO se déroule en deux étapes. La première est privée et similaire à une levée de fonds traditionnelle, avec un contrat entre SmartHab et l’investisseur qui procède en amont à une analyse de l’équipe, du projet et du modèle économique du jeton cryptographique basé sur la blockchain. La seconde phase est la partie publique, ou crowdsale, qui s’appuie sur un contrat automatisé exécuté sur la blockchain : une personne investit et reçoit automatiquement le nombre de jetons correspondant à l’investissement à la fin de l’ICO. L’avantage de cette ICO est que les particuliers qui souhaitent y participer pourront le faire en Ethereum, en BitCoin, en dollars ou en euros alors que la plupart des ICOs refusent les monnaies traditionnelles.

Qui avez-vous réuni dans ce projet ?

En plus des leaders du secteur de l’immobilier qui nous font confiance depuis le début, nous travaillons avec Ark pour développer des smart contracts d’usage sur la plateforme HAB, Hacken à qui nous avons délégué nos audits de sécurité, Futurs.io qui développe avec nous le smart contract d’émission du jeton HAB et enfin IoTeX un leader des blockchains dédiés à l’Internet des objets.

Quels sont les objectifs du HAB d’ici 3 ans ?

Le parc d’objets connectés dans les smart building s’élève actuellement à 3 milliards d’objets dans le monde et devrait passer à 30 milliards d’ici 2025. Lors des prochaines années, nous avons donc comme objectif d’accompagner et d’éduquer les acteurs du Smart Building et des Smart Cities afin de capter 2% des données produites par les  IoT de sécurité à l’horizon 2025.

Pouvez-vous nous dire un mot sur la soirée organisée par Anaxago le 18 septembre ?

Il s’agit d’un événement autour des ICOs et nous y participons pour faire un retour d’expérience sur l’écosystème crypto et présenter le projet HAB. Nous serons également ravis d’échanger sur les grands principes des levées de fonds en crypto-monnaie mais aussi sur la blockchain de façon générale.

Le site de l'ICO de SmartHab : https://hab.global/


Les dernières actualités

Finances personnelles : les 4 bonnes résolutions de la rentrée 2019

La check-list du mois de septembre : Mettre à plat mes besoins quotidiens pour appliquer la règle d’or du budget 50-20-30 Calculer le montant minimum de mon épargne de sécuritéOuvrir dès maintenant des enveloppes avantageuses fiscalementTrouver des opportunités d’investissement astucieuses dans un contexte de taux négatifsLa règle d’or des 50-20-30Je n’ai pas inventé cette règle, c’est celle que n’importe quel financial planner utilisera pour vous guider vers un équilibre financier type. Elle concerne l’allocation idéale de vos revenus mensuels fixes.Selon cette règle 50% ou moins de votre revenu mensuel doit être consacré au financement de vos besoins essentiels : un toit sur votre tête (loyer, crédit, etc.), les courses alimentaires, vos factures d’usage (électricité, chauffage, internet, téléphone) et vos coûts de transports pour vous rendre sur votre lieu de travail. Si vous avez des enfants, les dépenses qui leur sont liées entrent également dans ces 50%.20% de vos revenus doivent être consacrés à une épargne dédiée pour préparer le futur. Et les 30% restant viennent financer votre mode de vie : sorties au restaurant, voyages, cadeaux, vêtements, etc.Cette règle vous permet d’abord d’établir si vous disposez d’un équilibre financier sain, il faut bien sur l’ajuster en fonction du lieu où vous vivez (vivre à Paris coûte globalement beaucoup plus cher qu’ailleurs en France, etc.). Mais passer vos finances à travers cette règle vous permet d’établir dans quelle mesure vous allez avoir besoin de créer des revenus supplémentaires en plus de votre salaire ou si il est possible de faire des économies à certains endroits pour assurer votre mode de vie.L’épargne de précaution, combien ?J’ai de l’argent de côté et j’ai très envie de l’investir. Faire travailler l’argent c’est mon métier, je le fais déjà mais est-ce vraiment le moment ?Avant de penser à investir, il est essentiel que vous ayez un budget équilibré qui vous autorise à financer votre mode de vie et une épargne de précaution qui vous permettra de maintenir l’essentiel de ce mode de vie en cas de coup dur (perte d’emploi, maladie, etc.). Mais comment connaître le montant idéal de votre épargne de précaution ? En fonction des âges,  si vous avez moins de 30 ans ( ou 30 ans c’est pareil), que vous n’avez pas de crédit et pas d’enfant à charge votre épargne de précaution devrait s'élever à trois mois de votre salaire total. Si vous êtes marié.e et que vous remboursez un crédit cette épargne de sécurité devrait être équivalente à 6 mois de votre salaire. 9 mois si vos revenus sont supérieurs à 80 000€ (pour des raisons inhérentes à la difficulté de la recherche d’emplois, etc.)  Et 12 mois si vous avez des enfants.Une fois que votre budget est équilibré, votre épargne de sécurité suffisante vous pouvez commencer à réfléchir à investir !Ouvrir dès maintenant des enveloppes avantageuses fiscalementSelon une étude de l'INSEE, 50% des français pensent "réussir à mettre de l'argent de côté au cours des 12 prochains mois". Or il faut remonter à décembre 2017 pour constater un taux aussi élevé. Les français estiment aussi majoritairement pouvoir épargner aujourd'hui, et que c'est bien "le bon moment" pour épargner. Épargner oui (je vais en avoir besoin pour préparer ma retraite apparemment…) mais pour que cet argent aille rejoindre les 400 milliards d’encours déposés à l’heure actuelle dans les dépôts à vue qui ne rapportent rien ou même les 300 milliards d’euros dans les Livret A qui rapportent moins que l’inflation ?Il existe des enveloppes qui avant d’être plus rémunératrices présentes des avantages fiscaux non négligeables ! Mais pour ça il faut se décider à les ouvrir. Pourquoi ?Car outre les niveaux de rémunération qu’il est possible d’obtenir, ces enveloppes sont avantageuses fiscalement. Par exemple la fiscalité de l’assurance-vie dépend de la date d’ouverture de votre contrat et de la date de versement des primes. Plus votre contrat est ancien, moins vous paierez d’impôts en cas de retrait : la différence se faisant une fois que votre contrat a plus de 8 ans il est impératif de souscrire rapidement à une assurance-vie si vous ne l’avez pas encore fait. Même si vous placez 50€ à l’ouverture de votre contrat, c’est cette date de versement qui sera prise en compteInvestir intelligemment dans un contexte de taux négatifsVous ne pouvez plus ouvrir le journal, ou même LinkedIn, sans entendre parler des taux négatifs. Mais qu’est ce que ça veut dire ? Concrètement pour un particulier, le fait que les taux deviennent négatifs de façon durable et bien c’est globalement la fin des placements sans risques qui offrent du rendement. Et donc la question qui se pose : où investir dans ce contexte pour le moins aberrant ? La bonne nouvelle c’est qu’il existe des classes d’actifs qui offrent des primes de risque comme l’immobilier, les entreprises et plus globalement le non coté. Souvent considérées comme de l’investissement alternatif, ces classes d’actifs ne sont pas encore sur-sollicitées par les investisseurs et valent le coup que l’on s’y penche dans le contexte actuel !

LIRE PLUS 

[Anaxago Ventures] Osivax close une série A à 8 millions d'euros

La biotech Osivax a annoncé cette semaine la clôture de sa série A à 8 millions d'euros. L'objectif de cette levée : poursuivre le développement de ses vaccins universels contre la grippe. Le financement a été mené par la société belge Noshaq et la plateforme de crowdfunding Anaxago.Fondée en 2017 à Lyon, Osivax a été créée en tant que spin-off du laboratoire pharmaceutique IMAXIO pour se consacrer au développement d’un vaccin universel contre la grippe et d’immunothérapies contre le cancer. Pour cela, elle a développé une technologie appelée l'OligoDOM.  "Les vaccins contre la grippe saisonnière actuellement disponibles ne permettent pas de traiter toutes les souches de grippe car ils ciblent des régions très variables du virus. En tant que tels, ils doivent être mis à jour annuellement. En revanche, notre approche de vaccin universel contre la grippe utilise une nucléoprotéine (NP) recombinante qui élimine la nécessité de contre-vérifier et de formuler des hypothèses sur les souches de la grippe qui seront pertinentes pour les saisons à venir. Notre vaccin pourrait être efficace année après année en fournissant une réponse immunitaire forte et, à long terme, contre tous les virus de la grippe en circulation et émergents. Notre objectif est d’établir une validation de principe sur l’Influenza A, qui représente 75% à 95% des grippes, puis d’élargir notre pipeline pour fournir un vaccin antigrippal universel", affirme Alexandre Le Vert, CEO et cofondateur d’Osivax.Le financement servira principalement à la réalisation de la validation clinique du vaccin candidat phare d’Osivax, OVX836. Le financement appuiera également l’évaluation d’un candidat-vaccin universel de deuxième génération, actuellement en phase de développement préclinique. Osivax a été financée en 2018 sur la plateforme Anaxago. Pour découvrir les opportunités d'investissement en capital innovation disponibles sur Anaxago, cliquez ici.

LIRE PLUS