Anaxago Actualités Academy I Le prêt dans le financement participatif
Academy I Le prêt dans le financement participatif

Academy I Le prêt dans le financement participatif

Il existe différents métiers dans le crowdfunding s’appliquant à différents secteurs et type d’activité : le don, le prêt et l’equity. Vous découvrirez ici le prêt. Le crowdlending et le peer-to-peer lending sont des prêts accordés par des particuliers à des entreprises ou à d’autres particuliers

 

Le crowdfunding lending

Le prêt aux entreprises, le crowdfunding lending ou encore le crowdlending est une forme de prêt accordé par des particuliers sur un temps imparti. La somme est remboursée avec ou sans intérêts.

En France, 14 plateformes sont actives dans ce secteur en juin 2016, parmi lesquelles Unilend, Credit.fr et Lendix.


Des montants prêtés toujours plus importants

D’après le baromètre du crowdlending de janvier à octobre 2016 près de 62.2 millions d’euros ont été collectés, soit une multiplication par 3 par rapport à octobre 2015. 528 projets ont ainsi pu être financés cette année. Ces entreprises ont en moyenne emprunté 118 636 euros avec un taux moyen de 7,13 % sur une durée moyenne de 38 mois.

 

Aujourd’hui, trois entreprises sont considérées comme la référence en matière de crowdlending : Unilend avec 5.32 millions d’euros collectés, Lendosphere avec 7.48 millions d’euros et enfin Lendix avec 33.67 millions d’euros.

 

Le peer-to-peer lending

À l’instar des autres secteurs de l’économie collaborative, le prêt d’argent entre particuliers (ou peer-to-peer lending) connaît un essor important grâce à Internet et l’émergence des plateformes peer-to-peer. Ce nouveau secteur profite fortement de la crise économique et financière en se posant comme une alternative aux banques soumises à des contraintes prudentielles plus lourdes.

 

Cette tendance avait déjà émergé il y a plusieurs années en Angleterre ou aux États-Unis avec des acteurs comme Zopa ou Prosper.

 

Cela a été plus compliqué en France où le protectionnisme de la Banque de France rend l’activité de ces plateformes compliquée car relevant du monopole bancaire.

 

Des débuts difficiles pour les plateformes de peer-to-peer lending en France

Ainsi le site FriendsClear, spécialisé dans le prêt communautaire aux entrepreneurs, a dû nouer un partenariat avec le Crédit Agricole faute d’obtenir l’autorisation d’opérer en tant qu’institution financière pour son propre compte.

 

La plateforme Younited Credit (anciennement Prêt d’Union) elle, a pu obtenir l’agrément bancaire de l’ACP (Autorité de Contrôle Prudentiel) au prix de nombreux efforts. Elle propose d'ailleurs un outil de simulation de prêt pour les entreprises. Néanmoins il faut être un investisseur qualifié pour pouvoir investir sur Younited Credit c’est-à-dire remplir deux des trois conditions imposées par l’AMF, qui sont les suivantes : la détention d’un portefeuille d’instruments financiers supérieurs à 500 000 euros ; la réalisation d’opérations d’un montant supérieur à 600 euros par opération sur des instruments financiers, à raison d’au moins dix par trimestre en moyenne sur les quatre trimestres précédents ; l’occupation pendant au moins un an, dans le secteur financier, d’une position professionnelle exigeant une connaissance des investissements en instruments financiers.

 

Il n’est pas encore aisé de faire du peer-to-peer lending en France mais la tendance s’accentue et la législation pourrait évoluer avec l’arrivée de nouveaux acteurs sur ce marché comme le site belge Mymicrocredit.

 

Des secteurs d’intervention variés

Avant l’apparition du peer-to-peer lending, le crowdfunding lending ou prêt dans le financement participatif appartenait seulement aux organismes bancaires. On trouve désormais un grand nombre de plateformes se positionnant sur divers secteurs d’activité : le financement de l’agriculture de demain avec Bluebees, des collectivités publiques avec Collecticity, des projets environnementaux avec Ecobole, des clubs de football professionnels par les supporters avec Giveinsport, etc.

 

Quid du prêt dans le financement participatif

Une ordonnance entrée en vigueur le 1er octobre prévoit que dès qu’un particulier prête de l’argent via une plateforme, il ne pourra le faire au-delà d’un maximum de 2 000 euros par projet financé ou 4 000 euros pour les prêts sans intérêts. Cela vise à diversifier ses risques en lui évitant d’investir toutes ses économies dans un seul projet.

 

Ladite plateforme se verra dans l’obligation de donner à tout particulier prêteur la totalité des informations primordiales à sa prise de décision ainsi qu’une information claire et précise sur les frais qu’elle prélève. De plus, cette dernière doit impérativement être immatriculée en tant qu’Intermédiaire en Financement Participatif (IFP) dans le registre de l’ORIAS.

 

Ce statut, promulgué en octobre 2014 et dessiné spécialement pour les plateformes de prêt dans le financement participatif, autorise l’exercice de l’activité de prêt avec ou sans intérêt sans nécessiter de fonds propres immobilisés. Sur ces plateformes, les entreprises sont limitées à emprunter au maximum 2.5 millions d’euros sur 12 mois glissants.

 

Un label pour le financement participatif

Ce label est utilisé par les entreprises exerçant l'activité de Conseiller en Investissements Participatifs (CIP) ou d'Intermédiaire en Financement Participatif (IFP) à partir du moment où ils sont immatriculés à l’ORIAS et également par les Prestataires de Services d'Investissement (PSI), aussitôt qu’ils sont agréés par l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) pour apporter un service de conseil en investissement et qu’ils proposent des offres de titres financiers via un site internet.

 

Pourquoi ce label ?

La présence du label permet d’informer les clients des plateformes que ladite plateforme est bien soumise au cadre applicable au financement participatif et qu’elle s’engage à respecter les conditions établies dans le règlement d’usage approuvé par le Ministre des Finances et des Comptes Publics et le Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.

 

L’État français a déposé à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) la marque « Plateforme de financement participatif régulée par les autorités françaises ». En l’utilisant, la plateforme informe ses potentiels clients qu’elle est soumise au respect des exigences fixées par la réglementation française.

 

 

Complétez ou poursuivez votre lecture avec les volets suivants : Academy I Le don dans le financement participatif et Academy I L’investissement en capital dans le financement participatif

 

Vous souhaitez en savoir plus sur le crowdlending, ses tenants et ses aboutissants ? C’est par ici :

- Le crowdfunding : définition, réglementation, avantages et inconvénients

- Baromètre du crowdlending "Entreprise" d'octobre 2016

- Comparatif crowdfunding financement participatif

- Le crowdlending : la réglementation

 

Les dernières actualités

[Anaxago Ventures] La startup Comitam rachetée par le leader des services funéraires en France

Comitam, le digital au service des pompes funèbresCréée en 2011 par Camille Strozecki, un alumni HEC, et Matthieu Courson, la startup Comitam est une plateforme d’organisations d’obsèques mettant en relation les familles en deuil avec des pompes funèbres locales. La plateforme couvre l’ensemble des métiers du funéraire, notamment l’assurance obsèques, la fin de vie, la sépulture, etc.Intervenant dans un contexte délicat, la startup Comitam a su asseoir une image de professionnalisme et de soutien efficace dans la situation difficile de la gestion du décès d’un proche. "Ce rapprochement va donner une nouvelle dimension à Comitam et assurer une belle rentabilité pour les actionnaires Anaxago, c'est un deal parfait pour toutes les parties prenantes" témoigne Camille Strozecki à propos du rachat.La digitalisation par croissance externe, un choix stratégiquePrésent sur un marché unique et sensible, Comitam a su apporter un service qui s’adapte à la digitalisation croissante des nouveaux usages que l’on retrouve même dans les rites funéraires. La plateforme permet d’accéder à une large gamme de services mais aussi de prestataires permettant ainsi de bénéficier d’une information complète rapidement ainsi que d’un accompagnement professionnel.Une nouvelle sortie positive pour le portefeuille Anaxago VenturesSur 75 investissements, la cession de Comitam marque la 11ème cession positive réalisée par Anaxago. Positionnés sur le financement de startup en early stage innovant dans le digital, Anaxago est devenu en quelques années un acteur reconnu du capital innovation aux côtés de fonds comme Newfund, Seventure Partners, etc.Or, à ce jour aucun fonds français ne communique directement sur ses performances. L’étude annuelle menée par France Invest permet de connaître le multiple de performance moyen d’un investissement dans les fonds de VC français qui s’établissait à 1,09X à fin 2018 ( avec 0,62X de retour réalisé et 0,48X de retour à venir -ou potentiel-, soit la valeur estimative nette des fonds divisée par les capitaux appelés).A un multiple de 1,67 pour ses investisseurs, la cession de Comitam surperforme les statistiques du secteur et encore plus de son année car le multiple de performance moyen à fin 2017 pour les investissements réalisés en 2014 était de 0,82."L'implication de François Carbone [Président d’Anaxago] au board de Comitam a été essentielle, elle a permis de passer des étapes clefs pour l’entreprise. Surtout il a réussi à défendre les actionnaires Anaxago tout en s'attachant toujours d'abord à la réussite du projet" souligne Camille Strozecki. La levée de fonds de Comitam, un premier tour en early stage avait rassemblé 22 actionnaires Anaxago pour un ticket d’investissement moyen un peu supérieur à 9 000€. Étude France Invest sur la performance du Capital innovation en France

LIRE PLUS 

[ Anaxago Ventures ] Nouvelle participation proptech pour Anaxago : MeilleureCopro lève 3 millions d’euros

Investir dans la proptech, une évidence pour AnaxagoLe secteur de l’immobilier est en train de vivre sa révolution numérique et des usages. Pour saisir la vague d’opportunités qui accompagne ces multiples transformations, Anaxago a choisi de concentrer une partie de ses investissements ventures dans la proptech. Exploitant ainsi une profonde connaissance en interne des tendances de l’innovation dans le secteur de l’immobilier.Un tropisme naturel pour les équipes d’investissement d’Anaxago dont la grande expertise d’investissement dans l’immobilier pousse à accompagner les professionnels du secteur à la fois dans le financement de leur activité mais aussi dans l’innovation qui bouleversent aujourd’hui leurs métiers. Depuis 12 mois, avec le recrutement d’Alexandre Héraud (ex-Xerys) au poste de Directeur des Participations, l’équipe venture d’Anaxago a identifié plus de 400 proptechs, pour en rencontrer 120 et finalement investir dans 7 d’entre elles. L’importance du deal flow et le taux de sélection très stricte d’Anaxago sont à rapprocher de notre thèse d’investissement dans la proptech : nos équipes d’investissement se concentrent sur les startups présentant des opportunités de synergie concrètes avec nos clients professionnels de l’immobilier. L’idée étant d’éviter à tout prix les concepts dit “gadgets” ou simplement features nice to have. Nous garantissons la mise en relation entre startups et promoteurs pour assurer ainsi plusieurs mois de chiffres d’affaires aux entreprises financées.MeilleureCopro devient la 8ème participation proptech d’AnaxagoDepuis 2012, le groupe Anaxago a investi dans des sociétés disposant d’un projet de croissance ambitieux, avec des équipes impliquées financièrement, des plans de développement reposant sur des hypothèses crédibles et des marchés en devenir ou en mutation. À l’heure actuelle, le groupe a plus de 40 startups en portefeuille dont 8 entreprises issues de la Proptech.Une des premières startups proptech financées par la plateforme : Somhome fondée par Jean-Philippe Bertin, avait été cédée en 2016 au groupe Foncia pour un TRI supérieur à 50%. « La maîtrise des charges est un enjeu pour les copropriétaires, les locataires mais aussi pour les professionnels de l'immobilier. Notre équipe a identifié la rationalisation du budget des copropriétés comme une urgence compte tenu de l'évolution des charges sur les 10 dernières années. Grâce à sa technologie et l'expertise de son équipe, MeilleureCopro apporte une solution concrète et est en bonne position pour profiter de cette opportunité de marché.» précise Alexandre Héraud, Directeur des participations chez Anaxago.L’histoire de MeilleureCoproAlors que le marché des charges de copropriété représente en France 40 Mds €/an, et que les charges de copropriété ont augmenté de près de 40% en 10 ans, 93% des copropriétaires estiment aujourd’hui payer trop de charges. En cause ? Des syndics manquant de temps et d’outils pour renégocier aux meilleures conditions de marché les contrats. Portée par la préoccupation de payer le juste montant de charges en bénéficiant de prestations de qualité, Edouard-Jean Clouet, (diplômé de l’Ecole Centrale et d’HEC Paris) a lancé en janvier 2017 la société MeilleureCopro pour accompagner tous les acteurs de la copropriété dans l’optimisation des charges d’un immeuble (Gaz, électricité, assurance, maintenance et entretien, nettoyage etc.). « Avant de lancer MeilleureCopro, j’ai épluché l’ensemble des documents de ma copropriété et j’ai détecté les doublons, les dépenses inutiles et les contrats qui ne correspondaient pas à la réalité de mon immeuble. Après un lourd travail de mise en concurrence, j’ai réussi à faire baisser les charges de 60% à qualité de prestations comparable ! J’ai vite remarqué qu’il y avait un vrai besoin sur le marché. Aujourd’hui, c’est grâce à une équipe d’une vingtaine de personnes, spécialisées en copropriété, en négociation et en développement que nous pouvons redonner du pouvoir d’achat au quotidien à des milliers de copropriétaires », raconte Edouard-Jean Clouet.En savoir plus sur la levée de fonds de MeilleureCopro sur Frenchweb

LIRE PLUS